Partagez | 
 

 Don't you worry, child - feat Autumn

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Je suis arrivé le : 04/05/2017 à Miami. J'ai posté : 73

MessageSujet: Don't you worry, child - feat Autumn   Ven 5 Mai - 11:06


Don't you worry, child.
See heaven's got a plan for you



Lukas était presque habitué à ce parcours : aussitôt arrivé en Floride, plus précisément à Miami, il dût se rendre à l’hôpital pour rencontrer le médecin à qui on l’avait référé pour son suivi. C’est dossier à la main que le jeune homme s’était donc présenté au Jackson Memorial  Hospital en fin soirée.  Il était encore aigri de sa conversation du jour avec son père qui, malgré les deux ans passés, n’était toujours pas à l’aise avec la situation de son « fils ». S’ils avaient été en Georgie, Lukas aurait pu évoquer l’excuse d’aller dormir chez un ami  ou encore d’avoir à se déplacer pour une compétition de danse, mais comme la petite famille était arrivée en ville la veille, il n’avait trouvé aucune excuse pour éviter de dire sa destination à Alan. Et une fois le sujet des hormones et des chirurgies sur la table, tous les squelettes sortaient du placard. L’adolescent balaya ces idées : il devait penser à autre chose. Et comme si la vie l’aidait en ce sens, il fût appelé par le médecin presque aussitôt qu’il prit un siège dans la salle d’attente.

La rencontre fût plutôt brève, mais elle confirma ce que Lukas pensait : ils le garderaient en observation pour la nuit afin, d’encore une fois, augmenter la dose de ses hormones. Il faut dire que, la première fois où on lui avait donné ses comprimés, Lukas avait très mal réagis. Son ancien corps était trop frêle et contenant si peu de testostérone que le supplément l’avait rendu malade et lui avait causé de nombreuses convulsions. C’était la raison pour laquelle son changement était si long, son corps prenait une éternité à assimiler une dose respectable de testostérone et il fallait qu’il atteigne un minimum afin de poursuivre ses démarches. Heureusement, depuis environ six mois, Lukas pouvait avouer que ses changements physiques étaient suffisants pour qu’il ne passe plus pour une fille. Certes, il était toujours imberbe, mais à seize ans personne n’en ferait un cas.

La nuit s’annonçait longue. Cela faisait près de trois heures que le brun tournait dans son inconfortable lit d’hôpital. Les lumières de tout l’étage étaient tamisées, le ciel était visiblement noir par sa fenêtre et pourtant, c’était comme si sa journée n’était pas terminée. Ses écouteurs emplissant ses oreilles d’une chanson de Tom Waits, Waltzing Mathilda, il décida qu’il n’en pouvait plus et qu’il désirait marcher. Si les infirmières ne l’en empêchait pas, il pourrait peut-être faire quelques allés et retour dans les couloirs. Le garçon se glissa en douce dans le couloir, vides, à sa grande surprise. C’était certainement plus facile ainsi. Il marcha quelques allées, visitant tranquillement les lieux. Les minutes passèrent. Il n’était déjà plus dans le même département lorsqu’il se rendit compte qu’il ne devrait peut-être pas autant s’éloigner de sa chambre. Peu importait puisqu’il n’était pas un cas grave… Ainsi, vagabondant, Lukas entra sans s’en rendre compte dans le département de cardiologie. Les infirmières de ce département le laissèrent étrangement passer, comme s’il était un fantôme. Lukas, n’avait pas beaucoup de présence, certes, mais il n’était pas non plus invisible. Cette pensée l’agaça jusqu’à ce qu’il s’arrête soudainement devant une porte de chambre ouverte. Il ne se rendit pas compte tout de suite qu’il s’était immobilisé, mais il était là, sans raison, à regarder une jeune brunette qui semblait elle aussi avoir été oublié par le marchand de sable.


EXORDIUM.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Je suis arrivé le : 02/04/2017 à Miami. J'ai posté : 81

MessageSujet: Re: Don't you worry, child - feat Autumn   Mar 16 Mai - 11:46



Don't you worry, child
I cannot even imagine where I would be today were it not for that handful of friends who have given me a heart full of joy. Let's face it, friends make life a lot more fun.

 
Encore une journée.. banale dans ma petite vie de malade. Que ce soit des visites de routines pour voir si ma maladie reste stationnaire ou alors des crises assez violente.. l’hôpital est devenu ma deuxième maison. Non pas que je m’en réjouisse, je connaissais maintenant tout le monde dans le service. Aujourd’hui ma journée commençait pourtant bien, une journée d’école basique, j’avais enfin pu refaire un peu de sport tant que ça restait dans la limite du raisonnable. J’adore le sport même si c’est pas génial pour mon état de santé actuel. Je faisais le moins d’effort possible tout en pratiquant du sport. J’aurais voulu faire du sport en compétition et devenir une championne, participer aux jeux olympiques ou des championnats du monde.. mais malheureusement c’est impossible pour moi. Je suis une jeune fille mince mais assez costaud, pas non plus comme des bobybuilder non plus mais j’ai un peu de muscle quoi. Je sortais du vestiaire avec impatiente et j’avais hâte de pouvoir courir un peu. Doucement je marcha sur le terrain d’athlétisme en souriant, regardant la piste marron toute contente et je rejoins mes camarades de classes qui eux avait un entrainement spécifiques et des exercices spécifiques à réaliser pour la séance. Moi, j’avais des programmes sur mesures pour pas me fatiguer et risquer un malaise. Je commençais doucement à courir, lentement en souriant toute contente et regardant les autres courir à une allure beaucoup plus rapide. Avec ma meilleure amie, on adorait faire des petites courses sur 100 mètres voir plus, mais pour ça faut que j’échappe à la surveillance de notre professeur et c’est pas souvent facile. Elle courait près de moi, on discutait et on rigolait pas mal, on risquait pas d’avoir de point de coté vu à l’allure ou on va. Devant nous un groupe de fille qui discutait, marchait, du coup on en a profiter avec Joan pour faire une petite course et les dépasser. Sauf que cette fois, on a fait une course bien longue car on ne voulait pas se laisser gagnée. Après un bon 3/4 de tour de piste à vive allure on s’arrêta doucement, je sentais mon coeur qui battait vite mais c’était pas alarmant encore. Je regardais Joan en rigolant mais je savais que d’ici quelques minutes le professeur allait venir me sermonner et ça n’a pas louper, j’ai plus eux le droit de faire du sport de la séance car je ne l’avais pas écouter. Il était très stricte avec moi, et j’en avais marre qu’on m’empêche de faire ce que je voulais juste parce que je suis malade. J’ai continué de courir avec les autres malgré l’interdiction de mon professeur après lui avoir dit ce que j’avais sur le coeur, lui faisant comprendre que de toute façon je suis condamnée à mourir si j’ai pas de greffe alors il ne devait pas m’interdire de faire du sport car c’est la seule chose que j’aime dans la vie, autre que mes parents bien sur. Il avait pas trop l’air content, après avoir demander aux autres de faire des exercices, je l’ai vu aller téléphoner pendant que je continuais de courir et de faire des tours de pistes. Il avait appeler l’infirmière scolaires qui avait contactée mes parents dans la foulée et devinez qui arrive avant même la fin du cours de sport.. mon père évidemment. J’avais couru à mon rythme pendant toute la séance de sport, j’allais très bien et il a fallu que je me fasse sermonnée devant tout mes camarades de classes par le professeur, mon père le laissait parler sans rien dire. C’est en larme que je me suis enfuit, je courais le plus vite que je pouvais dans les rues de la villes pour rentrer à la maison, je savais que mon père devais retourner travailler alors je ne pensais pas qu’ils m’auraient suivit jusqu’à la maison. Je voulu m’enfermer dans ma chambre mais il a été plus rapide que moi.. une bonne dispute entre père et fille.. en même temps je méritais de me faire engueuler, je venais de le déranger alors qu'il avait plein de boulot. J’en avais marre d’être prisonnière d’une dispense de sport qui me pourrissais la vie. Je voulais vivre moi.. vivre comme les autres.. mon père est redescendu, je commençais à me calmer mais la tension est redescendu beaucoup trop vite et mon coeur avait des soudain battements irréguliers ce qui me fit faire un malaise. C’est fréquent que ça arrive suite à une dispute, un surplus de stress… en plus le fait d’avoir couru m’avait fatiguée aussi. C’est en tombant sur le sol et le bruit que cela à fait, que mon père à du se rendre compte que quelque chose n’allait pas et il est remontée. Je ne me rappelle pas de grand chose, juste me réveille dans l’ambulance avec mon père me tenant la main. Je soupira.. doucement en saluant les ambulanciers. Voila mon quotidien.. la maison.. et l’hôpital. La joie pour une ado de 14 ans.

Je savais que j’allais encore passée la nuit en service de cardiologie pour voir si tout allait bien. Je commençais à avoir l’habitude maintenant. Mes parents restèrent la fin de la journée avec moi, mon père me reparlait de la façon dont c’était comporter le professeur de sport avec moi. C’était un têtu ce professeur, il voulait toujours suivre les règles et avait du mal à me laisser faire ce que je voulais car j’étais normalement dispenser. Il me laissais déjà venir avec la classe et c’était beaucoup plus lui. J’étais un peu fatiguée, mais j’avais envie seulement de rentrer chez moi pour passer la soirée avec mes parents, entre avec eux sur le canapé et profiter de leur câlin, chose que je n’aurais pas ce soir. C’est avec regret que je les regarde partir, j’ai toujours du mal même si j’ai l’habitude. Je soupira en regardant le plafond blanc de cette chambre d’hôpital, branchée à un électrocardiographe. Les bips de la machine m’énerve un peu, c’est un peu dure à supporter il faut dire souvent. La nuit commençait à tomber et les seuls rayons de lumières qui pénétraient dans la chambre était ceux des lampadaires dans la cours. Je fini par retirer les branchements doucement pour pas me faire du mal, je savais comment faire maintenant et alla me mettre doucement devant la fenêtre pour regarder les voitures garées sur le parking et les gens aller et venir dans la cours. Beaucoup étaient là pour fumer, d’autres étaient juste là pour prendre leur pause et en profiter pour discuter avec des collègues, écouter leur conversation ne m’intéressaient pas, mais les regarder m’occupaient, j’inventais des histoires en imaginant leur vie. J’avais toujours avec moi des feuilles et un crayon car quand j’arrive pas à dormir je laisse mon imagination prendre le devant et j’écris des histoires. J’ai déjà écris une nouvelle complète mais je ne l’ai jamais fait lire à personne. Mais depuis quelques heures que je suis là devant cette fenêtre.. ça commençait à être lassant. Doucement je retourna m’asseoir sur le lit quand tout un coup mon regard croisa celui d’un jeune garçon dans le couloir, il était là, immobiliser devant la porte. Je me retourna, pensant qu’il avait du voir quelque chose mais en ne voyant rien je le regarda de nouveau en souriant « Je fais si peur que ça ? » Je m’approcha de la porte doucement en m’adossant contre le rebord du mur en le regardant.
CODE BY MAY


PS : désolé encore pour le temps de réponse, j'espère que tu m'en veux pas en tout cas et que ma réponse te plaira Smile
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Je suis arrivé le : 04/05/2017 à Miami. J'ai posté : 73

MessageSujet: Re: Don't you worry, child - feat Autumn   Ven 19 Mai - 23:25


Don't you worry, child.
See heaven's got a plan for you



Lukas était définitivement perdu dans une autre espace-temps, fixant la jeune fille comme si plus rien d’autre qu’elle n’existait. Étais-ce normal qu’il soit ainsi figé? Les légers mouvements de la brunette alors qu’elle s’approchait, enfin, réveillèrent l’adolescent. Un sourire auquel il n’eut pas le temps de répondre, puis une voix, douce. Muet, comme si le marchand de sable qui l’avait oublié avait eu le temps de voler sa voix, Lukas ne put qu’entrouvrir les lèvres béatement alors que la demoiselle vint s’adosser au cadre de la porte. Il prit le temps d’humecter ses lèvres avant de répondre d’une voix tout juste audible, hésitant.

-Euh, non. Bien sûr que non.

Elle était jolie, très jolie. Lukas aurait bien aimé trouver quelque chose à dire plus vite pour alimenter la conversation et s’assurer de ne pas être retourné d’où il vient aussitôt arrivé, mais il était perdu dans les billes brunes qui s’étaient posées sur lui. Il prit une légère inspiration et tenta de se détendre. Un sourire se glissa sur ses lèvres alors qu’il sentait son sang recommencer à circuler normalement dans ses veines.

-Je… tu ne dors pas?


Félicitations, c’était définitivement la chose la plus illogique qu’il pouvait demander. Il .tait évident qu’elle ne dormait pas, elle qui était là, droite devant lui. D’ailleurs, si elle avait dormi, il ne se serait pas non plus approché de sa chambre. Il n’était pas ce genre de personne louche qui s’approchait des gens dans leur sommeil. Et puis... pourquoi pensait-il à cela. Un sourire encore plus large apparut sur son visage alors qu’il plaquait presque aussitôt une main sur sa bouche. Ses joues avaient rosies à cette idée et il était maintenant gêné sans aucune bonne raison. Bonne première impression, définitivement. Lukas détestait ce reste de féminité, cette timidité qui n’avait cesse de lui revenir malgré ses efforts. Comment pouvait-il être crédible en tant qu’homme s’il rougissait tout le temps. Aussi, il tenta de retirer doucement la paume qui cachait sa mâchoire et mis ses mains dans ses poches.

-Je veux dire… veux-tu de la compagnie? Je ne dors pas non plus et mon département est désert, il n’y a pas une infirmière avec qui discuter.


Ce qui était normal. Il était techniquement sur l’étage des cas peu dangereux, peu important, peu demandant et peu intéressants de toute manière. Ce n’était pas le premier hôpital où il devait passer la nuit et où il avait l’impression d’être seul au monde sur son étage. Bien sûr, il y avait d’autres patient, mais si peu et pour tant de cas différents, sans liens… Un regard à gauche, puis à droite : il n’y avait aucun endroit où ils pouvaient s’asseoir tranquilles dans ce corridor, évidemment. Lukas jeta un œil derrière elle, afin de savoir si sa prochaine question était logique ou non. Pouvait-il s’inviter comme ça dans la chambre d’une jeune fille? Ne se ferait-il pas bien mal réprimander si jamais quelqu’un le trouvait là? Et puis, il ne savait pas l’âge de la demoiselle, mais elle était définitivement plus jeune que lui. Un demi-soupir fut soufflé alors qu’il tentait de trouver le courage de se décider à bouger. Le brunet se mordit même la lèvre, toc désagréable de sa gêne qui ne lui permettait aucun répit.

-Je.. peux entrer? Peut-être, je veux dire. Si ça ne te dérange pas.


Le jeune homme se faufila dans la chambre après avoir reçu l’autorisation et cherche du regard un endroit où se poser. Le lit n’était pas l’idée du siècle et la chaise ne le tentait pas : il avait dû y siéger quelques temps, dans sa propre chambre, et ne l’avait définitivement pas trouvé confortable. Il décida donc d’avancer jusqu’au fond de la chambre et de s’asseoir sur le cadre de la fenêtre. La vue y était bien plus belle que dans sa chambre, lui qui n’avait vu que sur un deuxième pallier, quelques étages plus bas. Le regard de Lukas se perdit quelques secondes dans les lumières de la ville. C’était si beau, si majestueux. À choisir, Lukas retournerait n’importe quand à Londres. Mais ce soir, tout de suite, Miami.. c’était bien. L’adolescent se tourna à nouveau vers sa compagne improvisée et lui offrit un grand sourire.

-Moi c’est Lukas.



EXORDIUM.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Je suis arrivé le : 02/04/2017 à Miami. J'ai posté : 81

MessageSujet: Re: Don't you worry, child - feat Autumn   Lun 5 Juin - 16:52



Don't you worry, child
I cannot even imagine where I would be today were it not for that handful of friends who have given me a heart full of joy. Let's face it, friends make life a lot more fun.

 
Je regardais le garçon qui était immobile dans le couloir. Je souris en le regardant, je ne le connaissais pas, pourtant je passais beaucoup de temps à l’hôpital mais je ne quittais jamais mon service, c’est surement pour ça que je ne connais pas. Il resta là, dans le couloir immobile, doucement je m’adossa au cadre de la porte en essayant de le tirer de ses pensées. Je ne savais pas ce que je lui avais fait, mais le pauvre garçon était complètement dans un autre monde. Je garda le sourire aux lèvres tout en passant doucement une main dans mes cheveux. Je n’avais pas sommeil, comme souvent quand je suis dans cette chambre blanche, avec comme seule compagnie une infirmière qui passait vérifiée mes battements du coeur. Je souris en le voyant hésitant comme ça « Tu sais, je sais que je dois faire peur à voir avec mon teint pâle mais pas la peine de faire cette tête là et de rester figée dans le couloir, je ne vais pas te manger comme un zombie devant de la chair fraiche » Je me mis à rigoler pour détendre un peu l’atmosphère et essayer de le faire se sentir à l’aise quand même. Pour une fois qu’une personne passait devant sa chambre et s’intéressait à elle, elle n’allait pas le rejeter. La nuit passerait beaucoup plus vite en discutant que à rester toute seule à regarder le paysage par la fenêtre. Il était assez mignon à regarder il faut dire, on ne va pas se le cacher, il avait un petit coté rebelle il faut dire. Je ne sais pas pourquoi, je ne le connais pas mais c’est l’impression qu’il donne un peu. Il est plus âgé que moi j’en suis sure mais de pas beaucoup je pense. Je me retenais de rire quand il ouvrit la bouche pour essayer de lancer une conversation, le pauvre je ne sais pas pourquoi il était comme ça, je devais surement le perturbé le pauvre, il était là, devant moi à bafouiller en me demandant si je ne dormais pas. Je ne voulais pas rigoler devant lui car je ne voulais pas qu’il ne prenne mal non plus, mais c’était quand même marrant. Je souris aussi en voyant sa réaction assez, féminine mais c’était chou à voir il faut dire. Il était là, la main devant la bouche avec les joues un peu relevée signe qu’il souriait et surtout, les joues rosies signe de timidité. Elle avait l’impression de se voir dans un miroir mais avec un corps de garçon. « Et bien, je pense que je ne dors pas non, sinon je ne serais pas là devant toi. Sauf si tu parles à mon fantôme et que mon corps est allongée là sur le lit d’hôpital.. » je me retourna pour faire mine de vérifier avant de le regarder de nouveau en souriant « Ah non, c’est bien moi ». Oui j’avais un peu d’humour quand même, ou du moins j’essayais d’en avoir.

Je souris tendrement en me décalant un peu du cadre de la porte et faisant un pas vers lui dans le couloir pendant qu’il retirait doucement sa main de sur son visage pour la remettre dans sa poche comme si de rien n’était. « Et bien écoute, j’accepte ta proposition avec plaisir, c’est vrai que dans un hôpital en pleine nuit.. il n’y a pas beaucoup de personne à qui faire la conversation. Et je pense que toi comme moi on est pas près de s’endormir alors autant qu’on reste à discuter tous les deux, le temps passera plus vite comme ça ». C’est vrai que dans mon service il y a avait de temps en temps des infirmières qui circulaient pour vérifier que tout allaient bien mais à cette heure-ci elles étaient quand même plus souvent dans le bureaux des infirmières, enfin je dis infirmière il y'a bien évidemment des infirmiers et des médecins, des cardiologues, ce n’est pas un domaine de métier spécialement réservée aux femmes. J’étais timide comme fille certes, mais je ne sais pas, j’avais l’impression de me sentir quand même plus à l’aise que le jeune homme. Le couloir était désert, il n’y avait aucun bruit sauf le bruit régulier, les BIP, des machines dans les chambres voisines. J’allais lui proposer de rentrer, car on serait mieux pour discuter et on ne risquait de réveillée personnes, on sait jamais, mais il posa la question avant même que j’ai eux le temps de le faire. « Bien sur entre, j’allais te le proposer. Ca ne me dérange pas du tout, par contre j’ai pas grand chose à te proposer, ma chambre est un peu déserte mes parents n’ont pas eux le temps de m’apporter de quoi me divertir pendant les longues nuits ici » Oui c’est vrai, je suis arrivée dans la journée et mes parents ne m’ont pas quitter jusqu’à la fin des heures de visites. Du coup en terme d’occupation j’avais quoi.. rien. Je lui fait signe de rentrer en premier et ferma la porte dernière nous, comme ça si un employé passait, il ne verrait pas le jeune garçon et ne le renverra pas dans son service. Je souris en le regardant contre le cadre de la fenêtre à admirer le paysage. Je m’assis doucement au pied du lit, me tenant en équilibre et posant mes mains sur le rebord pour pas tombée, bon si je tombais en arrière c’est pas si grave mais bon. Je le regardais, ne savait pas quoi dire pour lancer la conversation. Le jeune garçon se présenta, je souris. Il avait un joli prénom en tout cas « Enchantée, moi c’est Autumn. Ravie de te rencontrer » Je souris en replaçant une mèche de mes cheveux derrière mes oreilles « Ca fait longtemps que tu es ici ? » Oui, je ne savais pas trop quoi dire et il fallait bien commencer la discussion quelque part.
CODE BY MAY
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Je suis arrivé le : 04/05/2017 à Miami. J'ai posté : 73

MessageSujet: Re: Don't you worry, child - feat Autumn   Mer 7 Juin - 13:15


Don't you worry child
See heaven's got a plan for you

S’il avait réussis à surmonter ses premiers abords de timidité, les plaisanteries de la brunette l’aurait bien fait rire. Se comparer à un zombie, c’était bien la dernière chose à laquelle il s’attendait de la part de la nouvelle venue. Seulement, lorsque Lukas eut enfin retiré sa main de sur sa bouche et que la jeune fille se retourna pour vérifier si son corps n’était pas sur le lit, le garçon ne put faire autrement que d’afficher un grand sourire et de pouffer légèrement. Il n’avait pas grand-chose à lui dire à ce sujet, étant un peu estomaqué par l’aisance sont elle faisait preuve en sa compagnie, mais il se permit de lui répondre avec une pointe d’humour, lui aussi.

-Je suis rassuré, ça aurait été la première fois où j’aurai rencontré un fantôme…


Puis il lui demanda pour entrer. Il avait pris beaucoup de courage pour faire cette simple demande, mais il n’avait pas envie qu’un infirmier le surprenne et le ramène à sa chambre maintenant qu’il était en bonne compagnie. Le londonien eut toutefois le souffle court, attendant la réponse de sa compagne improvisée. Il fut soulagé d’entendre une réponse positive. Et puis, elle avait raison : ils n’étaient pas près de s’endormir et le temps passerait définitivement plus vite ainsi. Le manque de « jeux » ou d’activité à l’intérieur de la chambre ne le dérangeait pas réellement. Lui non plus n’avait pas pensé à s’amener beaucoup de choses, sinon les écouteurs qu’il avait autour du cou. Mais eux, ils le suivaient partout. Encore à court de mot, l’adolescent hocha la tête, puis pénétra dans la chambre. Une fois tous deux installés, Lukas se présenta. Il était amusé de voir la jeune fille en équilibre sur le lit, mais lui souhaitait mentalement de ne pas tomber. Lorsqu’elle se présenta, Lukas eut une petite boule dans la gorge. Autumn. Un très joli prénom. Il fallait dire que Lukas avait toujours aimé son ancien prénom, Lotus. Il l’adorait en fait. Mais « Lotus » était tout sauf masculin. Seulement, lorsqu’il avait choisis « Lukas », le londonien avait surtout pensé à la proximité des sonorités. Ca commençait par « l ». Ça avait deux syllabes… Autumn avait de la chance de pouvoir garder un aussi joli pseudonyme. Et il ne se gêna pas de lui dire : il fallait bien tuer cette timidité un jour…

-C’est très joli. Ton prénom, je veux dire. Je suis content que tu aies de la difficulté à dormir, Autumn,
souligna le jeune homme d’un ton amusé. C'est un peu égoiste, mais...

La brunette replaça une mèche derrière son oreille est Lukas ne put que trouver cela mignon. L’adolescente avait de jolis cheveux, mais aussi un joli minois. Ce petit tic féminin lui allait à ravir, pensa-t-il tout en tentant de se concentrer sur la question qui suivit. Depuis longtemps? C’était plutôt l’inverse : il venait tout juste d’arriver dans l’État ET dans l’hôpital. Se callant un peu plus contre le cadre de la fenêtre, Lukas entreprit de formuler des explications claires. Tant qu’à discuter avec Autumn, autant être franc avec elle.

-Non, je suis entré à l’hôpital ce matin, pour transférer mon dossier et faire un suivi de routine. En fait, c’est ma première fois ici et à Miami en général, car je suis arrivé de Georgie ce matin. On déménage plutôt souvent.  


Passant une main dans ses boucles brunes afin de dégager son visage, Lukas jeta un œil dehors, puis revint à sa compagne. La vue de sa chambre lui plaisait définitivement. Et puis, avec une nouvelle connaissance, Lukas envisageait peut-être un peu mieux ses premiers pas à Miami.

-À la base, je suis né à Londres. Quoi que ça doit s’entendre un peu.


L’adolescent ricana doucement, riant lui-même de son accent anglais. Il aimait bien son accent, mais cela lui avait caudé quelques problèmes avec les autres jeunes de son âge, à l’occasion, en particuliers lorsque sa voix a muée. Entre l’américain et l’anglais, entre le aigu et le grave, entre deux monde, finalement. Toujours entre deux. Lukas ne savait pas s’il devait continuer dans cette lancée. Il en avait certes beaucoup à dire dans ce domaine, lui qui avait changé de pays sans relâche, année après année. Seulement, il préférait prendre un peu de considération pour son interlocutrice, la jolie brune devant lui. Aussi, il renvoya la question.

-Et toi?


C’était bien sur un peu lourd de seulement lui demander cela, sans savoir pourquoi elle était ici. Lui, il y était de son propre gré, mais la jeune fille était tout de même dans un département un peu plus à risque…



☆☆☆ Beerus
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Je suis arrivé le : 02/04/2017 à Miami. J'ai posté : 81

MessageSujet: Re: Don't you worry, child - feat Autumn   Mer 21 Juin - 13:23



Don't you worry, child
I cannot even imagine where I would be today were it not for that handful of friends who have given me a heart full of joy. Let's face it, friends make life a lot more fun.

C’est vrai que je paressais beaucoup moins timide que j’en avais l’air. D’habitude c’est vrai que je ne parle pas beaucoup mais je ne sais pas pourquoi avec lui.. ça passait tout seul. J’étais même beaucoup plus à l’aise que lui. Je souris en essayant même de faire de l’humour avec lui pour le faire se sentir à l’aise. Il avait l’air gentil comme tout et lui aussi n’arrivait pas à s’endormir. Je rigolais avec lui, en me considérant comme un zombie, en même temps il resta là, bloquer en plein milieu de couloir de l’hôpital sans réagir en me regardant. Je pouvais me poser des questions, ou alors je lui faisais tout simplement peur qui sait. Je souris en remarquant que je l’avais quand même fait sourire et rigoler un peu car je l’entendais pouffer quand je me retourna pour vérifier si mon corps n’était pas là, allongé sur le lit. J’aurais pu être un fantôme qui sait. Je lui souris, contente de l’avoir fait réagir et qu’il se sente peur être moins.. paralyser. « Ca va, tu serais tomber sur un gentil fantôme alors, comme Casper, car je ne ferais pas de mal à une mouche alors faire peur à quelqu’un, je sais même pas si j’y arriverais un jour ». Je souris tout en étant contre le cadre de la porte en le regardant, il me demanda enfin si il pouvait rentrer. Je n’allais pas non plus le forcer à rentrer dans la chambre alors j’attendais qu’il demande. Je suis quand même une fille et maman m’a appris à ne jamais faire le premier pas devant un garçon, même pour un ami, si il veut quelque chose il doit le demander. Bon j’aurais très bien pu l’invité à rentrer directement mais bon, je sais pas, je pense que j’étais trop occuper à essaye de le faire se sentir mieux pour qu’il se décoince et bouche un peu pour éviter de prendre racine dans le couloir du service cardiologie de l’hôpital. Les infirmiers auraient pu se poser des questions et le faire retourner d’où il venait. Je souris en l’invitant donc à entrée après sa demande et refermant la porte derrière nous pour pas qu’on le voit. Autant qu’on passe la nuit à discuter, le temps passera plus vite et puis c’est la première fois que je rencontre un jeune d’à peut près mon âge à l’hôpital. Parce que discuter avec les personnes âgées qui quittent leur chambre en pleine nuit juste pour aller fumer ou le petit pépé de la chambre d’à côté qui veut draguer la jeune petite infirmière qui s’occupe de ses soins, on a pas grand monde avec qui discuter ici. C’est vrai que ma chambre était assez vide, elle ressemblait à toute autre car je n’avais rien apporter de personnel et même pas de quoi m’occuper à part mon cahier pour écrire des histoires car oui j’adore ça et quand j’ai rien d’autre à faire, je passe le reste de mes nuits à écrire des lignes et des lignes qui pourraient servir pour certains de mes ouvrages que j’ai commencer à écrire sur mon ordinateur. Je lui souris en le voyant s’installer contre le cadre de la fenêtre. Pendant que celui-ci se présenta, je me mis doucement en équilibre sur le rebord du lit car moi aussi je voulais m’installer quelque part mais j’avais pas spécialement envie de poser mes fesses sur le matelas dur du lit d’hôpital, c’était mieux de jouer l’équilibriste et puis.. au moins, moi aussi je m’installais dans un endroit insolite de la pièce. Je me présenta à mon tour, Lukas, j’adore son prénom, ça lui va bien je trouve. Je rougie en l’entendant me dire que mon prénom était très joli et je souris à sa petite réflexion en passant une main dans mes cheveux pour replacer une mèche derrière mon oreille. « Merci c’est gentil, non ce n’est pas égoïste, enfin moi je ne vois pas ça comme ça. Je pourrais dire exactement la même chose alors ça voudrais dire que je suis égoïste dans ce cas là. On ne se serait jamais rencontrer sinon. Et on aurait passer une nuit dans l’ennui le plus total ». Je souris en le regardant, il ne me lâchais pas du regard et ça me faisait rougir.

Je fini par lui demander si ça faisait longtemps qu'il était là pour commencer la conversation car oui maintenant qu’on était là, autant discuter et apprendre à ce connaitre l’un et l’autre. Je l’écouta attentivement en le regardant et souriant pour qu’il se sente à l’aise et qu’il comprenne qu’il n’était pas obligée de tout raconter dans les détails si il n’en avait pas envie. C’était son choix et j’accepterais, tant qu’il répond quand même à ma question. J’appris donc que c’est sa premier fois dans cet hôpital mais surtout dans cette ville tout court. Géorgie, je voyais ou c’était sur une carte mais je n’y étais jamais aller. A vrai dire, je n’avais pas énormément voyagé non plus. « La Géorgie ? Tu as fais de la route dis donc ! Je ne connais pas du tout, c’est beau là bas ? Ca ne doit pas être évident de déménager tout le temps, tu dois pas avoir beaucoup d’ami du coup, surtout ici vu que tu viens d’arriver. Tu voudras que je te fasse le tour de la ville quand on pourra sortir de l’hôpital ? » Je souris, de plus à plus à l’aise moi aussi. Je le regarda passer une main sur ses boucles brunes afin de dégagée un peu son visage, il avait un visage fin et sa coupe de cheveux lui allait très bien, il était ravisant comme garçon. « Oh tu es londonien, je me disais bien que ton accent n’était pas d’ici, mais tu es le premier londonien que je rencontre. J’adore Londres. » J’ai toujours voulu aller à Londres, j’ai pas pu y aller lors d’un voyage scolaire à cause de ma maladie, les professeurs avaient peur de m’emmener avec eux du coup je suis la seule de ma classe à avoir rater le voyage. Mais depuis toute petite j’aurais voulu y aller, ma maman m’en parle souvent et j’en ai des étoiles dans les yeux. Je souris en l’entendant rigoler. C’est vrai qu’on a vraiment un accent complètement différent tout les deux mais c’était assez marrant, mais tant qu’on se comprenait c’est le principal. Je souris en essayant de me redresser car je commencer un peu a avoir mal au niveau de mon fessier avant de lui répondre quand il me retourna la question. « Ca fait longtemps que je suis à Miami pour ma part, cependant je suis née à Los Angeles. J’ai pas autant voyagé que toi je pense car j’ai déménagée qu’une seule fois. Par contre pour l’hôpital, je viens très souvent ici, que ce soit pour des hospitalisations, des rendez vous de routine.. je suis arrivée ce matin suite à une crise.. car… j’ai une malformation cardiaque depuis ma naissance surement mais qu’on a déceler qu’à l’âge de mes 9 ans » J’ai préféré être honnête avec lui comme il l’avait été avec moi et puis bon, vu le secteur de l’hôpital ou on est je pense qu’il se doutait bien que c’était mon coeur qui avait des soucis. Bon par contre je ne comptais pas lui dire que ma maladie s’aggravait et que mes jours commençaient doucement à être comptés sauf si on me trouve un donneur.
CODE BY MAY
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Je suis arrivé le : 04/05/2017 à Miami. J'ai posté : 73

MessageSujet: Re: Don't you worry, child - feat Autumn   Jeu 22 Juin - 1:19


Don't you worry child
See heaven's got a plan for you

Lukas indiqua à son hôte qu’il venait tout juste de poser l’orteil à Miami et, tout de suite, la jeune fille lui posa quelques questions et lui proposa même de lui faire visiter la ville. Bien qu’il tenta de ne pas le laisser paraitre, il était un peu estomaqué par l’aisance qu’elle présentait avec lui et, pour être franc avec lui-même, il adorait ça. C’était bien plus facile pour lui de briser son silence et sa gêne lorsque la personne en face était aussi invitante. S’il hocha positivement la tête lorsque son interlocutrice lui demanda s’il la Georgie était belle, il s’empressa de répondre aux autres questions, commençant par celle qui l’intéressait le plus.

-Oui, j’aimerai vraiment. C’est.. c’est génial que tu proposes. Je ne connais personne encore, non.  Le médecin, si on peut se dire que je le connais, maintenant.


L’adolescent rigola légèrement de son ironie. La femme l’avait quand même vu de la tête aux pieds après quelques minutes seulement. C’était gênant, très gênant vu sa situation, mais il n’avait pas le choix s’il voulait que son suivit se fasse et que les choses avancent. Le brunet était heureux que la jeune fille ait sauté sur ces sujets et non sur son état médical. Il était si mauvais menteur qu’éviter le sujet était son seul moyen de défense dans sa vie en général. Les rares moments où il se risquait à mentir, son malaise paraissait dans sa voix.. À moins que ce ne soit pour des banalités avec son père. Ces chicanes, il n’avait plus autant de forces pour les affronter. Lukas replaça ses cheveux avant de parler de Londres et, encore une fois, il fut heureux de voir qu’Autumn l’écoutait avec autant d’attention. Elle était si enjouée, si charmante.

-Ah, tu y as déjà été? Ou c’est dans ta liste de choses à faire?


Puis il lança la question à la jolie brune, à son tour. Le jeune homme se pencha légèrement vers l’avant, bien déterminé à donner toute son attention à la demoiselle. Elle commença à lui parler de ses voyages et lui, il cherchait ses yeux pour la fixer. Elle avait de belles billes d’un brun clair qui illuminait la chambre. Alors qu’elle parlait d’où elle avait vécu, il souria : Elle aussi, elle avait déménagé. Moins, mais elle le comprenait surement un peu côté « renouveau ». Repartir à zéro. Seulement, lorsqu’elle lui parla de sa malformation, le visage du garçon changea pour une expression de questionnement. Les sourcils légèrement arqués, il se demandait s’il devait dire quelque chose. « pauvre toi »? « Comment cela »? Tous ces mots étaient inutiles. Plutôt que de dire ces banalités qui, pourtant sembleraient tant normaux, le garçon eu ces mots aux lèvres qui se forçaient un chemin.

-Donc, ce que tu me dis, c’est que tu as un cœur spécial. Unique au monde.


Sans attendre, Lukas ponctua sa phrase d’un grand sourire, vrai, franc. Il imaginait bien que ce qu’elle vivait était au-dessus de toute son imagination, mais avait-elle réellement besoin de plus de pitié qu’elle ne devait déjà en avoir? La pitié, Lukas connaissait. C’était pour le moins désagréable. Il y avait tant de beau sentiment à partager au lieu de celui-là. Seulement, il comprenait qu’il ne pouvait pas non plus ignorer la peine qu’elle devait avoir en lien avec sa condition. Aussi, il se risqua à lui demander un peu plus, histoire de ne pas faire de faux pas…

-Écoute, ne te gêne pas de me le dire si tu ne veux pas répondre… mais…


L’hésitation. Évidemment, il était maintenant plus à l’aise avec elle, mais il ne la connaissait pas assez pour poser ses questions sans gants blancs. Aussi, il inspira et s’arma d’un petit sourire pour qu’elle comprenne qu’il ne voulait pas être négatif.

-Ça ira? Je veux dire, si on fait un tour en ville, toi et moi? Tu as des limites, pour le temps que tu marches ou tu gères de ce côté-là? Je vais t’avouer que je n’ai pas mes permis, donc pour les longues distances ou pourrait prendre le bus ou le taxi. Je crois?


Pourquoi était-il en train de lui parler de ça? C’était surement loin, tellement loin. Mais l’adolescent avait été bien heureux de sa proposition qu’il ne pouvait que penser au temps qu’il pourrait passer avec elle, une fois sortie. Et puis, à quel point était-ce loin? La demoiselle semblait dire qu’elle venait très souvent ici, après tout. Lukas plaça de nouveau ses boucles brunes derrière la tête, réfléchissant, regardant ses pieds. Enfin, il leva les yeux.

-Tu sors quand? Si tu veux, on peut faire un tour dès que tu as ton congé.


Il avait envie de faire cette sortie. Mais il n’oserait jamais demander s’il avait une possibilité de manquer sa chance s’il attendait trop longtemps. Après tout, il était encore un inconnu pour Autumn et, si ça se trouvait, elle n’avait rien et le trouverait bien bizarre de sauter si vite aux conclusions.



☆☆☆ Beerus
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Je suis arrivé le : 02/04/2017 à Miami. J'ai posté : 81

MessageSujet: Re: Don't you worry, child - feat Autumn   Jeu 20 Juil - 19:30



Don't you worry, child
I cannot even imagine where I would be today were it not for that handful of friends who have given me a heart full of joy. Let's face it, friends make life a lot more fun.

Je souris en m’installant doucement sur le rebord du lit tout en le regardant. Je suis contente d’avoir un peu de compagnie ce soir, j’en avais besoin il faut dire.. sinon je pense que j’aurais passer la nuit à regarder par la fenêtre, à compter les personnes qui sortent et qui rentre, à compter le nombre de fois ou la lumière vacille à cause de l’ampoule qui ne va pas tarder à griller en haut du lampadaire qui se trouve juste en face de ma chambre. Je lui souris en apprenant qu’il vient tout juste d’arrivée en ville, c’était cool j’allais pouvoir lui faire découvrir la ville et me faire un nouvel ami comme ça. J’étais quelqu’un de timide à la base mais je ne sais pas pourquoi je me sentais à l’aise dès le premier regard. C’est rare que je me sente aussi à l’aise avec une personne mais là c’est comme si je le connaissais depuis toujours, j’ai aucune peur. Certes j’ai quand même des petit bafouillage, je cherche mes mots mais ça arrive à tout le monde ça. Je souris en regardant le jeune homme dans les yeux et passa doucement une main dans les cheveux en l’écoutant me parler de la Géorgie, je ne connaissais pas du tout cet endroit de la planète mais j’adore voyager comme ma maman. Mais malheureusement ma maladie ne me le permet pas toujours et puis il faut l’argent aussi pour faire le tour du monde comme j’aimerais pouvoir le faire. Je souris quand il me dit un signe de tête pour me répondre d’un signe de tête que c’était beau la Géorgie. Le pauvre c’est vrai qu’en étant nouveau ici il ne devait pas connaitre grand monde, c’est pour ça que je me suis proposer de lui faire faire le tour de la ville « Et bien pas de soucis alors, c’est avec grand plaisir même. Puis qui sait, on pourrait devenir ami au moins tu connaitra quelqu’un ici c’est bien non ? Ami ça serait mieux que compagne de soirée à l’hôpital tu ne trouves pas ? »  Je souris avant d’émettre un petit rire quand il me dit que son médecin devait le connaitre maintenant, c’est vrai que si il vient souvent ici lui aussi, son médecin ne peut que le connaitre mais bon c’est pas pareil qu’une tierce personne. Je ne voulais pas lui demander pourquoi il était là, non pas que je ne voulais pas le savoir mais c’est surtout que je ne voulais pas être insistante alors qu’on se connaissait à peine. Puis bon, si il ne m’en parlait pas par lui même c’est que c’est gênant pour lui alors je ne préfère pas poser la question. C’était peut être pour quelque chose d’anodin ou alors pour quelque chose de plus grave que moi, et sensible comme je suis je pourrais très bien me mettre à pleurer alors c’est mieux comme ça. Je souris en le voyant se replacer doucement les cheveux avant de me parler de Londres, il était londonien. J’ai toujours adorée Londres mais malheureusement je n’ai jamais eux l’occasion d’y aller. Je le regardais dans les yeux, l’écoutant attentivement avec les étoiles pleins les yeux en m’imaginant la ville dans ma tête. « Disons que je n’ai jamais eux l’occasion d’y aller. J’ai pas pu assister au voyage scolaire qui était prévue pour découvrir Londres il y a quelques temps mais ça restera une destination que je ferais un jour c’est sur. Quand ma santé me le permettra j’irais ça c’est sur ! Puis qui sait… si moi je te fais découvrir Miami.. tu pourrais me faire découvrir Londres, tu viendrais avec moi ? »  J’étais un peu trop rapide peut être, on se connaissait à peine et je lui proposais déjà qu’on parte en vacance ensemble. Ca n’avait aucun sous entendu, c’était juste une proposition puis de toute façon ça ne se fera pas tout de suite mais bon on ne sait jamais… dans un futur « proche ».

Il me retourna la question, me demandant si j’avais toujours vécu ici moi aussi et il me demanda ce que j’avais pour être dans ce secteur particulier de l’hôpital. J’avais déménagée moi aussi, je savais ce qu’il ressentait, arrivée dans une nouvelle ville, se construire une nouvelle vie, se construire et chercher des amies. C’est pas toujours évident non plus. J’ai mis du temps moi aussi, surtout que je passais plus de temps à l’hôpital qu’à la maison ou même à l’école du coup c’est pas facile pour se faire de nouveaux amies. Mais bon ça n’a durée qu’un temps, ensuite j’ai pu avoir une vie moyennement normale grâce à mes médicaments et malgré que je sois privé de la majorité des sports qui existe, je pouvais avoir une vie normale. C’est quand même pas évident tout les jours, toutes sources de stresse intense peut être à risque pour moi comme ça l’a été il y a 5 ans au tout début de ma maladie quand mes parents étaient sur le point de se séparer, ne se parlait plus du tout et moi qui était là entre les deux à avoir besoin d’eux. Mais bon maintenant j’ai appris à vivre avec et malgré quelques crises de temps en temps et des visites de routines, les médicaments aidaient beaucoup et j’ai pas trop à me plaindre. Je suis restée honnête avec Lukas et je lui ai avouée pour ma malformation cardiaque qui s’est réellement manifestée il y a 5 ans, je l’ai depuis toute petite mais ça s’est aggravée que à cette époque. Je remarqua bien son changement d’expression sur son visage, il devait se poser des questions comme à peut près tout le monde quand je leur annonce ma maladie pour la première fois, j’ai l’habitude puis bon en même temps c’est normal aussi. D’habitude les gens ont pitié pour moi mais bon ça n’arrangeait rien, c’était gentil de leur part mais j’avais pas besoin de leur pitié pour aller mieux, j’avais surtout besoin qu’ils me considère comme une personne normale. Certes je suis différente, je me sens différente : est ce qu’on a le droit d’être différente ? Je le regarda en lui faisant un petit sourire comme pour lui faire comprendre qu’il n’était pas obligée de dire quoi que ce soit, je comprenais que c’était pas évident dans ce genre de situation de trouver des mots. Mais sa réponse me fit rougir, c’était plutôt mignon et ça me faisait chaud au coeur. On ne m’avait jamais dis ça auparavant « Oui c’est tout à fait ça.. personne ne m’avait jamais dis ça de cette façon, tu sais parler aux filles toi dis donc »  Je continue de rougir en passant une main dans mes cheveux doucement, mettant une mèche derrière mon oreille, un peu gênée de rougir comme ça. Je fini par le regarder en voyant son sourire franc et sincère. Mais je voyais bien dans son regard qu’il avait encore des questions qui lui passaient dans la tête, mais il hésitait je pense. Doucement je me mis sur mes deux jambes, descendant du rebord du lit et m’approchant doucement de lui pendant qu’il commençait à reprendre la parole. Je souris et me mit près de lui sur le rebord de la fenêtre et le regarda « Je t’écoute, n’est pas peur ! »  Il pouvait poser toutes les questions qu’ils voulaient j’en ai déjà entendu des vertes et des pas murs du genre si je vais mourir dans les prochains jours, si je raconte pas des bêtises, ou si je fais semblants juste pour pas faire de sport à l’école, ou des trucs comme ça. En même temps les jeunes de nos jours n’ont pas souvent beaucoup de jugeote et n’en ont pas énormément dans la tête. Mais je ne sais pas, j’ai le sentiment que lui n’est pas comme ça, et je souris pour le rassurée et lui faire comprendre qu’il pouvait me dire tout ce qu’il avait sur le coeur. Tant que ça pouvait le rassurée je pouvais tout lui dire. Tout en faisant un sourire il finit par me demander si ça irait pour notre balade vu mon état de santé. Je souris doucement en le regardant dans les yeux « C’est mignon de t’inquiéter pour moi, mais tu sais, tant que je marche doucement et que je fais attention je peux me balader toute la journée. C’est les efforts trop intense comme la course qui est un peu dangereux si j’en fais sur une trop longue distance et période mais se promener ça va aller. Mais oui on peut prendre les transports en commun si on fait de très longues distance, la ville est grande et comme ça on pourra en profiter pour discuter. Mais en tout cas tu n’as pas à t’en faire, normalement tout devrait bien se passer. Mes médicaments sont très efficace pour ça, tu n’as rien à craindre. Puis si vraiment je me sens fatiguée, on fera une petite pause c’est pas grave hein ? »  Je souris, il était mignon de s’inquiéter pour moi et puis c’était signe aussi que mon idée de lui faire découvrir la ville l’avait plu et qu’il avait aussi hâte que moi de faire cette balade. Je souris avant de regarder un peu dehors pendant replaça ses cheveux correctement et regardant le sol. Je le regarda de nouveau quand il me demanda quand je sortais pour savoir si on pouvait faire notre sortie dès que je serais rentrée. Je lui souris doucement « Normalement je sors demain si tout va bien, ou au plus tard après demain mais je pense que dès demain après midi je serais chez moi, vu que je me sens mieux. On peut se faire notre sortie quand tu veux, j’ai envie de te dire, j’ai hâte qu’on aille se promener, ça sera mieux que d’être tout les deux dans cette chambre d’hôpital blanche ! »  Je rigola doucement en posant ma main sur le rebord de la fenêtre, mes doigts ont frôler les siens sans faire exprès. On se connaissait à peine mais je pense que notre amitié sera génial puis qui sait ce que le destin nous réserve.
CODE BY MAY
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Voir le profil de l'utilisateur
Je suis arrivé le : 04/05/2017 à Miami. J'ai posté : 73

MessageSujet: Re: Don't you worry, child - feat Autumn   Aujourd'hui à 0:13


Don't you worry child
See heaven's got a plan for you

Quand Autumn lui demanda s’il l’accompagnerait si jamais elle désirait aller à Londres, les pupilles de Lukas brillèrent. Il avait tant envie d’y retourner. Sa marraine y habitait toujours et il trouvait le temps long depuis qu’ils avaient quitté l’Europe. Holly était bien d’accord pour les visiter partout sur le continent, mais pas en Amérique. Ainsi, Lukas offrit un sourire bien franc à la demoiselle avant de hocher la tête sans hésiter une seule seconde.

-Ça me semble un bon échange… J’y retournerais n’importe quand, à Londre et…


Il allait ajouter  « et encore plus avec toi », mais il cessa abruptement sa phrase pour sauter à un autre passage, gêné de cette pensée qui lui était venue en tête. D’une voix une teinte plus basse, il poursuivit.

-J’ai quelques endroits en tête, tu adorerais.


La conversation suivit son cours et Lukas ne put s’empêcher de rougir légèrement lorsque sa compagne lui intima qu’il savait parler aux filles. C’était l’évidence, lorsqu’il y réfléchissait : il savait bien ce que lui aimait entendre. Seulement, si cela le gênait d’utiliser une partie de lui qui lui rappelait sa féminité, il ne pouvait qu’apprécier cet atout qui lui permettait de se rapprocher de la jeune fille. Puis il se lança dans ses demandes, à savoir si la jeune fille se sentait à l’aise de lui présenter Miami vu sa condition. Elle lui répondit avec tant de gentillesse, lui expliquant qu’en prenant de bonne dispositions, il n’y aurait aucun problème. Il leur suffisait de prendre des pauses, ce qui convenait parfaitement au jeune homme. Il hocha la tête d’un air convenu, s’imaginant déjà ce que cela devait être de déambuler dans les rues de Miami. La chaleur, les gens par milliers, les glaces et esquimaux. Sur ces pensées, il demanda si Autumn aurait bientôt son congé et celle-ci lui assura qu’elle pourrait sortir dès le lendemain dans le meilleur des cas. Cela convenait parfaitement au garçon, même s’il comprenait que sa famille passerait certainement d’abord. Si elle avait cette malformation cardiaque, probablement que ses parents devraient vouloir la voir et s’assurer que tout aille réellement bien avant de la laisser sortir où elle le désirait.

Alors qu’il fixait le vide, analysant les possibilités de sorties dans un avenir rapproché, Lukas sentit sa main frôler la sienne et ne put s’empêcher de se mordre la lèvre, retenant sa respiration. Il devait calmer cette gêne qui le prenait à tout moment. Comment faisait-elle pour le mettre dans cet état? Pourtant, sa timidité semblait être quelque peu passé, vu les plans de voyages et de sorties dont ils parlaient déjà. Reprenant doucement de l’air, il réfléchit à toute vitesse à quelque chose à dire pour ne pas imposer un silence qui pourrait devenir un malaise vu la teinte rosée de ses joues. Prenant une inspiration, il se lança.

-C’est certain qu’il y a mieux que l’hôpital pour sortir. Je… Je commence à travailler bientôt. Pour l’été. Ce n’est rien d’énorme, c’est simplement un petit disquaire dans Miami Beach, mais comme c’est calme je devrais avoir pas mal de temps pour jaser. Peut-être que tu pourrais venir y faire un tour aussi de temps à autre si jamais tu passes par là. As-tu un cellulaire? Ou un facebook? Je pourrais te donner mon numéro et t’envoyer les coordonnées. Si tu veux, bien sur. Ce serait un bon départ d’avoir un moyen de contact en fait si tu es d’accord pour qu’on soit amis…

Il commençait définitivement à s’enfarger dans ses mots. Il devait se reprendre, ce n’était qu’un simple contact inoffensif et imprévu. Imprévu. Passant cette même main dans ses boucles brunes, repoussant ses mèches rebelles vers l’arrière, l’adolescent s’adossa plus à son aise contre le cadre de la fenêtre. Il réfléchit À d’autres moyens de rejoindre la jeune fille, sachant bien qu’ils devaient bien avoir des points communs quelque part. Il voulait d’un coup tout connaitre. Ses intérêts et goûts, ce qu’elle aimerait faire lors de leurs futurs sorties. Il commença par ce qui était évident.

-Tu vas à quel lycée? Ça m’étonnerait bien qu’on aille au même, mais peut-être qu’ils sont proches. Ou pas… Encore une fois, je ne sais pas si tu aimes parler d’école, mais c’est mieux que l’hôpital, non?


Lukas lui offrit un sourire, sachant bien qu’il lui renvoyait ses propres mots.


☆☆☆ Beerus
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Don't you worry, child - feat Autumn   

Revenir en haut Aller en bas
 
Don't you worry, child - feat Autumn
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Présentation de Autumn Sky Corner [Validée]
» The Autumn Leaves[ PV Satsuki]
» Don't worry be happy [ft. Jiao Xù]
» PV de Roxane || Chloé R. Evans ( feat Kristen Bell ) pris
» Just the same //feat Matt'//

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Endless Summer Life :: Miami dans sa splendeur :: Design District :: Jackson memorial hospital-
Sauter vers: