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 Enfin chez moi - Charlie

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Je suis arrivé le : 22/03/2017 à Miami. J'ai posté : 154 Pointage : 0

MessageSujet: Enfin chez moi - Charlie   Mer 27 Déc - 0:12

Encore quelques pas et je serai enfin chez moi. J'allais ouvrir la porte du bar, me faufiler discrètement jusqu'à mon appartement et enfin je pourrai me laver, me soigner et me reposer. Cela faisait maintenant plus d'un mois que j'étais partie, sans donner de nouvelles à personne. "Une dernière piste Charlie, après j'arrête. Je n'en peux plus. Je te confis le bar pour mes recherches, une dernière fois." C'étais au final vrai. Je n'allais plus avoir besoin de repartir puisque j'avais retrouvé Matt. Maintenant, tout était terminé. Maintenant je savais que mon partenaire, mon ami, mon amant et bien plus encore était mort, puisqu'il venait de ce faire tuer devant mes yeux. Je l'avais pourtant retrouvé, pour me jeter dans un piège... Après des jours à nous torture pour nous faire parler, Matt avait fini par se sacrifier pour me permettre de m'enfuir. La dernière chose que je vis avant de sortir de là, c'était Matt au sol, mort. J'avais parcouru le monde pour le retrouver alors qu'il était depuis tout ce temps dans la même ville que moi. J'avais réussi dieu seul savait comment à revenir au Cabaret. Je fis un arrêt devant la porte et allai finalement dans un coin isolé. J'attrapai mon téléphone et composai rapidement un numéro.Missy? ... Ses Az, es-tu toujours en contact avec le type du restaurant qui te trouvait tout ce que tu voulais? ... File moi son numéro s'il te plait. ... Non ce n'est pas pour le boulot promis. Ses personnel. ... Parfait merci. ... Tu crois vraiment que ça efface ta dette? ... Ouais ses ça. ... Je raccrochai et composai le numéo écrit sur le papier, le coeur battant à une vitesse folle. Lucio? ... Peut importe qui je suis, peux-tu faire un message pour moi à Hunter? ... Comment il n'est plus en service? ... Écoute je suis patiente et je ne fais confiance qu'à lui, donc peux tu lui dire que le jour ou il reprendra du service, l'israélienne aurait besoin de ses talents? ... Non inutile il sait qui je suis, juste lui dire que je serai au Cabaret Coconut Club à Miami. ... Je sais qu'il reprendra un jour du service, ce n'est qu'une question de temps. ... Fait lui simplement le message s'il te plait, j'attendrai plusieurs années s'il le faut. ... Merci. Raccrochant je fis un semblant de sourire. Si je devais attendre plusieurs années, je le ferais, mais le jour ou le Chasseur allait s'occuper du type qui avait détruit ma vie, ce mec allait payer le prix fort...

Retournant vers mon bar, j'ouvris enfin la porte, pour y retrouver un silence de mort. Faisant le tour de la pièce du regard, je vis Charlie face à trois filles, les double K comme je les appelais étaient derrière le bar avec la petite nouvelle qui ce trouvait finalement à être la copine de mon assistant gérant. Qu'est ce qui ce passe ici? Des regards se tournèrent vers moi. Moi qui voulais passer discrètement c'était raté. Les cheveux en broussaille, les vêtements déchirés d'un peu partout, des marques partout sur le cors, je boitillai pour avancer jusqu'aux trois filles près de Charlie. Ça ne regarde certainement pas une clocharde!PARDON? Planté maintenant face à ce qui semblait être la chef du petit groupe, je haussai un sourcil un éclat de colère passant dans mon regard.Cela me regarde certainement puisque ses MON bar! Maintenant explique! La jeune femme sembla hésiter un moment avant de ce décider. J'ai été barré d'ici à cause de la nouvelle dont Charlie ses antiché. Elle a décidé de faire une petite crise de jalousie et afin d'avoir cette petite idiote dans son lit Charlie a prit son côté. Je ne jetai même pas un regard vers Charlie, à vrai dire je faisais tout pour ne pas le regarder. Karl? Ses trois filles ont tout fait pour causer des problèmes. Je me tournai alors vers un de nos plus fidel client. Boby? Les filles ont tout fais pour faire de la bisbille entre Chelsy et Charlie. Chelsy qui soit dit en passant est une fille très aimé ici... Je retournai mon attention sur les trois filles. Je crois que ses claire non? Maintenant vous avez trois secondes pour sortir et si Charlie est trop galant pour vous sortir lui même, je suis très loin de l'être donc on se bouge. Je plantai alors mon regard froid et noir de frustration dans celui de la petite chef. Un! Rapidement les deux autres filles filèrent. Elles ont plus de jugeote que toi on dirait. Deux! Je vis la fille cligner des yeux, son air brave semblant vouloir la quitter avant de finalement déguerpir comme je faisais mine de bouger vers elle. Soupirant, je me tournai vers la petite nouvelle. On emmerde pas mes employés. Bienvenue dans l'équipe la petite. Sur quoi, évitant toujours le regard de Charlie, je montai à mon appartement après avoir attrapé la première bouteille de fort à porté de main, et verrouillai la porte, aussitôt celle-ci fermée derrière moi. Je ne voulais pas rencontrer le regard de Charlie qui aurait tout compris immédiatement et aurait voulu en parler. Je ne voulais pas parler, je ne voulais voir personne, je voulais me laisser emporter dans ce monde froid et sombre et ne plus en sortir. Je ne voulais plus rien ressentir... Buvant une grande gorgée de la bouteille, je me dirigeai vers la salle de bain ou je me figeai en me voyant dans la glace. J'allais faire quoi maintenant? Matt était mort et mon bar allait très bien, je n'avais donc plus d'objectif, plus rien pour m'empêcher de penser à tout ce qui pouvais me faire du mal ou me détruire. J'attrapai la trousse de premier soin, une débarbouillette, un bol d'eau chaude et un miroir que j'emmenai à la table. Soupirant, je me laissai tomber avec un grognement sur une chaise avant de boire une autre rasade et de me regarder dans la glace. Maintenant je devais tout nettoyer, désinfecter et panser ce qui devait l'être...
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MessageSujet: Re: Enfin chez moi - Charlie   Mer 27 Déc - 2:10

Une piste, une dernière piste... Bon qui étais-je pour lui dire non? Oui un ami mais également un "simple" assistant-gérant. Pas que ça me dérangeais de m'occuper de son bar au contraire! Seulement de revoir mon amie dépité encore plus que la fois d'avant parce qu'elle ne trouvait pas son ami me brisait le coeur à chaque fois. J'avais beau être célibataire et m'envoyer un bataillon de fille si ça me chantait mais n'empêche qu,il n'y a pas pire vision pour un homme que le regard d,une femme qui souffre. Cependant ce silence d'un mois m'inquiétait, elle ne me laissait jamais sans nouvelles aussi longtemps. J'étais le même avec tout le monde toujours souriant et hop la vie mais une fois que je me retrouvais seul je me retrouvais devant mon ordi à envoyer un message, un texto n'importe quoi pour que j'ai un semblant de "Je suis en vie". Cependant mon téléphone, mes courriels, mon facebook tout demeurait terriblement silencieux.

Ce soir-là j'entrai donc tôt pour finaliser les papiers de comptabilité et les horaires pour la semaine prochaine tout en téléphonant à Chelsy si elle voulait bien venir se faire un peu de pognon, sachant que avec les fins de cours ça allait être bourré de jeunes, du moins je l'espérais. La soirée allait bon train, l,argent entrain, les clients étaient de bonne humeur, les femmes belles mais... moins que la shooter girl, enfin bref tout allait bien... jusqu,à leur arrivée. Ce fut l'air de Chelsy qui me fit froncer des sourcils et relever la tête et les voir. Je poussai un soupir long comme ma vie et déposai mon torchon sur le comptoir pour aller m'occuper de ses trois pouffes. allant poliment leur demander de sortir, à repousser une main quand se n,était pas une d'elle de moi carrément, j'étais à leur dire de sortir sinon c,est les flics qui viendraient quand je vis Azra à mes côtés.

- Azzie?

Mais elle me me parla pas, pas plus qu'elle ne me regardait. Elle s'adressait à Karl, à un client sans un regard pour moi souhaitant la bienvenue à Chelsy. Quand elle prit une bouteille et s'en alla sans rien dire je senti le regard de mes deux collègues et quelques clients réguliers sur moi. Non madame la déserteuse! Tu ne t,en tireras pas comme ça.

- Sandy? tu viens aider derrière le bar. Karl prends ma place et Chelsy... tu t,en sors toujours bien. Je reviens.

J'étirai le bras et prit une bouteille de Whisky et montai à l'étage. Je vins pour tourner la poignée et quand je la vis barrée, je roulai des yeux en sortant ma clé. Je passai la porte et la refermai doucement et m'avançai vers la table où elle était. sans un mot je posai la bouteille dans le centre de la table et m'assied. Je tirai la chaise vers elle et lui pris la débarbouillette des mains en la forçant à se tourner vers moi. et sans la regarder, en commençant à désinfecter ses plaies je dis:

- Moi aussi je suis content de te voir.

On avait tous nos secrets. J,avais peu parler de ma vie passé dans l'armée, comme elle m'avait peu parlé de sa vie à elle. Cependant malgré le peu d,informations que nous avions, nous nous comprenions probablement dû à des réflexes de protection de nos anciennes vies. Je ne dis rien continuant de désinfecté ici, panser là le tout en prenant une gorgée de temps à autre mais je ne me soulerais pas, j'avais encore du boulot.

- Tu n'as pas besoin de rien dire si tu ne veux pas Azra. mais ne rien dire n'aide pas non plus. Voilà, toute nettoyée et pansé.

Je pris le bol et les effets et allai à la salle de bain vider l'eau mettre le linge dans la malle à linge avant de venir ramasser la table et finalement m'asseoir et me verser un verre et le lever vers elle.

- À la mémoire de ton ami. dis-je en tournant mon regard vert triste vers elle

Elle n'avait pas besoin de me le dire. J'avais trop eu et vu ce regard brisé de l,intérieur quand on perds un compagnons d'armes, un frère et ce même si tout nous séparait. Perso je crois que c'était beaucoup plus mais je voulais qu,elle sache que je le savais malgré tout et qu'elle soit libre de parler si elle le souhaitait.
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MessageSujet: Re: Enfin chez moi - Charlie   Mer 27 Déc - 20:50

Moi qui avait voulu me faire discrète c'était raté. Charlie m'avait vue et j'étais certaine qu'il ne mettrait pas longtemps à monter me voir. J'avais verrouillai par reflex, sachant que Charlie avait la clé, mais espérant que personne ne vienne me voir. Je devais simplement me reprendre, digéré ce que j'avais refusé de croire depuis des moi, sachant que maintenant c'était bien vrai. Matt était mort. Il état mort pour me sauver et chose surprenante, cela avait fonctionné. Le type qui nous avait fait garder captif n'avait cependant pas idée d'à qui il s'attaquait et des moyens que j'étais prête à prendre pour me venger. C'était une des raisons qui avaient fait en sorte que je n'envoie pas ce tueur sous les verrous, garder quelqu'un à appeler qui se tenait de l'autre côté de cette ligne grise. J'aurais du par contre appeler cet homme avant de me lancer dans ce piège, lui demander de l'aide bien avant, plutôt que l'appeler maintenant pour me venger. L'idée de mettre deux noms dans le contrat afin qu'après avoir faire souffrir millles et un tourments à cet homme il ne revienne pour me délivrer m'avait effleuré l'esprit lors de mon trajet jusqu'au bar. Une simple idée délicieuse qui me libérerait de cette douleur qu'était de perdre l'être que j'aimais plus que tout. Me libéré des souvenirs de son sourire, de son regard, de son odeur, de ses mains caressant ma peau, du goût de ses lèvres... Ne pas continuer à vivre tendis que lui n'était plus là. Faire ça cependant aurait été stupide. Matt ne c'était pas sacrifier pour que je le suivre quelque temps plus tard de mon propre chef. Mon regard dans la glace, la débarbouillette dans la main, mais n'ayant rien fait encore, je poussai un soupire tendis que j'entendais la clé tourner dans la serrure et que Charlie entrait dans la pièce.

Fronçant les sourcils, je ne dis rien, posant mon regard au sol lorsque Charlie prit en charge de me soigner. Je le laissai faire, serrant les dents sans rien dire et ne voulant pas rencontrer son regard. J'avais l'impression qu'une énorme pierre écrasait ma poitrine, que l'air ne voulait plus entrer dans mes poumons. Je prenais une gorgée en même temps que le barman, beaucoup plus grosse cependant que la sienne, si lui voulait rester sobre, ce n'était pas mon cas. Lorsque mon ami eu terminé de me soigné, je le laissai aller à la salle de bain ranger la trousse. Merci. J'avais la gorge tellement serré que la voix qui le remercia ne ressemblait aucunement à la mienne. Le regard toujours au sol, mais n'y voyant rien, je ne bougeai pas lorsque Charlie rangea la table, cherchant ce que j'allais faire maintenant. Je fini par remonter mon regard lorsque Charlie parla en levant son verre. Mon regard rencontra alors le sien et lentement je levai ma bouteille. À Matt. Je n'étais pas du genre à parler lors d'une émotion forte, me refermant plutôt sur moi même jusqu'à ce que sa passe. Cependant peut être était ce dû à la bouteille de fort que j'avais maintenant vidé de moitié ou à ce que je voyais dans le regard de Charlie, je ne savais pas trop, mais je me surpris soudainement à parler. Il n'était pas que mon ami tu sais, il était beaucoup plus que ça, beaucoup beaucoup plus que ça. Il à eux ma vie entre le main tellement de fois. On sais sauver la vie tellement de fois... J'aimais cet homme, je l'aimais comme jamais je n'ai aimé quelqu'un. Il est mort pour me permettre de m'en sortir. Il à sacrifié sa vie, pour sauver la mienne. Me levant je me mis à marcher de long en large dans la pièce, la rage commençant à monter en moi. Je n'ai même pas pus régler le compte du type qui... Je n'ai même pas pus... Tout ce que j'ai pus faire ses regarder Matt mourir et ensuite m'enfuir... Je n'ai pas... Je ne pouvais même pas... J'aurais du appeler de l'aide avant de poursuivre sur cette piste. J'aurais du... Si j'avais... Rageuse, je balançai un coup de poing dans le mur, faisant un trou. MERDE! J'avais toujours cette sensation d'étouffer, se sentiment d'être prise au piège, de manquer d'air. J'avis la gorge de plus en plus noué tendis que l'image de Matt étendus au sol me hantait, ses derniers mots résonnant toujours à mes oreilles.
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MessageSujet: Re: Enfin chez moi - Charlie   Jeu 28 Déc - 0:57

J'avais choisi de la suivre là-haut simplement pour m'assurer qu'elle allait bien... enfin bien c'était relatif dans son cas. Simplement lui montrer que j'étais là si elle avait besoin. Je l'aidai donc à se soigner même si je ne la regardai pas concentré sur ses plaies en autre chose. Pas besoin de me dire quoique se soit si elle ne voulait pas, elle pouvait même me dire de foutre le camp si elle le souhaitait je l'aurais fait remontant simplement à la fermeture. Une fois terminé je ramassai donc les chose me versant un verre de whisky après son bref merci étouffé. Je levai mon verre à son ami disparut, ce fut là que je vis son regard brisé. J'en avais perdu des gens que j'aimais, des compagnons d'armes tombé à mes pieds. Je savais que Azra demandais toute notre tête lors de nos quart de travail alors je ne voulais pas non plus être bourré. Si elle voulait simplement trinquer à sa mémoire et que je quitte je la laisserais seule.

Des femmes en peine j'en avais vu dans ma vie, j'en avais consolé aussi. Cependant dans son cas c'était différent ce n'était pas n'importe quelle femme qui pleurait un amour perdu. Non c'était différent. Oui elle avait perdu un homme qu'elle avait aimé, une âme-soeur en quelque sorte et de la voir aussi... perdu, brisée, le coeur en miettes que je pouvais presque entendre me rendait un peu vulnérable moi-même. Je la laissai donc dire ce qu'elle voulait sur lui faisant les cent pas dans la petite pièce. La rage, la peine et la sensation qu'elle aurait pu faire plus monta en elle et dans sa voix chevrotante. Jusqu'à ce que le trop plein sorte dans un coup de poing balancer dans un mur faisant un trou. Je me levai lentement sachant que peut importe ce que j'allais dire rien n'enlèvera cette sensation qu'on mourrait de l'intérieur et que rien ne se réparait.

- Azra, tu ne peux malheureusement changer ce qui c'Est passé. Je sais que tu aurais souhaité faire autrement, appeler des renforts, te battre pour lui. Je comprends plus que tu ne le crois.

Mon regard vert dans le sien je posai mes mains sur ses épaules en les pressant doucement. J'étais pas qu'un simple employé, j'étais aussi son ami. Bien que je me suis présenter de manière un peu frondeuse pour avoir un job dans son bar n'en reste pas moins que je m'étais toujours bien entendu avec elle et que j'étais proche de cette femme, que je considérais comme une très bonne amie. Ses yeux rempli de larmes qu'elle retenait à grand peine me crevait le coeur, et je cherchais comment la consoler.

- J'aimerais t'enlever cette.... sensation de tomber dans un gouffre sans fond, de réparer ton coeur qui doit être en mille miettes mais... malgré ma bonne volonté je ne le peux pas. La seule chose que je peux te promettre c'est que je suis là pour toi.

Je la regardai longuement et fini par la tirer doucement à moi et la serrer contre moi simplement pour ce besoin qu'elle pouvait avoir de se laisser aller. Je n'aimais pas la voir ainsi, je n'aimais pas sentir ce que je voyais dans son regard. Ceci me ramenait à mes propres démons que je ne voulais plus sentir mais qui, malheureusement, m'habitait encore. Je la laissai contre moi le temps qu'elle aurait besoin, s'accrocher à moi si elle avait besoin même.
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MessageSujet: Re: Enfin chez moi - Charlie   Mar 2 Jan - 14:54

Je savais que rencontrer le regard de Charlie me ferait craquer, me ferait commencer à parler, que je dirais tout et que cela ne deviendrait que plus réel. Je n'étais pas de celle qui parlait, de celle qui disait qui ressentait le besoin de ce confier. J'avais pour habitude d'encaisser et de faire avec, de tout garder et d'attendre que ça passe, mais là je venais de perdre une partie de moi même. Je l'avais crus mort, pour ensuite me lancer à sa recherche, le cherchant pendant des mois, revenant de plus en plus démoli à chaque fois, pour finalement le trouver... Pour le regarder mourir. Je venais de perdre la personne en qui j'avais le plus confiance, un homme avec qui j'avais vécu des aventures incroyable, il était ma moitié, mon meilleur ami, mon partenaire dans le travail, mais dans la vie aussi...

J'avais donc fini par lever ma bouteille, pour ensuite commencer à parler. Tout comme je l'avais craint, rencontrer le regard de Charlie, un homme qui devais lui aussi en avoir vue de toutes les couleurs, me délia la langue. Je ne voulais que lui dire qui était Matt, mais je ne pus m'arrêter là, finissant par me lever et laisser la rage qui grondait me gagner. Je m'en voulais de ne pas avoir passé d'appelle, de m'être lancer dans ce piège tête baissé, aveuglé par mes sentiments. Je me sentais étouffer, je me sentais tomber, mais sans jamais m'écraser au sol. Je fini par enfoncer mon poing dans le mur, frustrer. J'entendis Charlie ce lever lentement, mais ne bougeai pas, le laissant venir vers moi, tentant de contrôler cette rage et cette tristesse qui grondait en moi, menaçant de déborder à tout moment. Mon regard sombre fini par rencontrer le sien, ses mains venant doucement presser mes épaules alors qu'il me disait comprendre beaucoup plus que je ne pouvais le croire. J'avais la gorge de plus en plus noué, le poids sur ma poitrine ce faisant de plus en plus pesant, tendis qu'il me disait que tout ce qu'il pouvait faire était d'être là pour moi. Puis après un long regard il me tira à lui.

Si les premières secondes je me raidis dans ses bras, pensant à le repousser et à lui balancer mon poing à la figure, je fini par craquer. Mes nerfs me lâchant complètement. Lentement, mes doigts allèrent ce crisper sur ses épaules, froissant sa chemise. J'avais envie d'hurler, mais je savais que sa ne changerait rien, mis à part percer les tympan de Charlie. Je passai donc plutôt un long moment à pleurer, ayant l'impression que je n'arrêterais plus jamais de pleurer, que cette peine et cette douleur ne se calmerait jamais. Encore une fois l'idée de mettre un contrat sur ma propre tête après celui sur la tête du malade qui avait tuer Matt me tenta. C'était bien la seule chose qui me consolait un peu, le fait de savoir que ce fou furieux n'avait même pas idée de la foudre que j'allais lui faire tomber dessus, qu'il ne se doutait même pas de ce qui l'attendait. S'il le fallait j'allais moi même aller réveiller le chasseur, l'obliger à reprendre au moins un contrat, le tirer de son trou et lui faire faire un dernier carnage et peut être qu'après je lui demanderais de tirer une dernière balle, de me libérer, de faire ne sorte qu'enfin j'arrête de tomber et que je m'écrase au sol. Au bout d'un long moment je fini par me calmer, par me sentir tellement épuisée que les jambes menaçaient de me lâcher. doucement, je me reculai de mon ami, mon regard brouillé par les larmes plongeant dans le sien.Désolé... Merci... J'étais complètement vidée par tout ce qui c'était produit. Je devais aussi être pas loin de la déshydratation mais je m'en fichais. J'avais dormis très peu dans les derniers jours, et encore moins bue ou manger, restant simplement assise sur une chaise à subir ou à regarder Matt subir. La tête me tournait légèrement aussi, et cette crise de larme n'avait probablement rien fait pour aider mon état, me metant mal à l'aise d'avoir ainsi éclater devant Charlie en prime. Tu peux repasser plus tard, je crois que je vais aller me reposer? Je suis... Je me dirigeai lentement vers ma chambre, m’efforçant de ne pas m’accrocher au mur pour ne pas inquiéter mon ami.
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MessageSujet: Re: Enfin chez moi - Charlie   Mer 3 Jan - 13:32

Bien que nos parcours était différent, ainsi que nos carrières nous avons souffert chacun de notre métier, de notre carrière. Moi j'avais perdu des compagnons d'armes, avait vu les victimes d'une guerre insensé maudissant presque la nature humaine et combien nous pouvions être destructeur entre nous. Donc qu'elle dise ce qu'elle ressentait, ce désespoir dans sa voix de vouloir en avoir fait plus mais qui malheureusement le cruel destin nous rappelle que nous n'avions pas pu en faire plus. Entendre son désespoir d'avoir perdu non seulement un ami et collègue mais un homme qu'elle aimait profondément. Donc après qu'elle eut mis un coup dans le mur je me levai doucement pour poser mes mains sur ses épaules et lui parler doucement, la réconforter lui dire comment je comprenais. Je la regardai longuement finissant par la tirer à moi doucement et refermer mes bras autour d'elle.

Je sentis son corps se figer, pour finalement se détendre et laisser aller à ses émotions ses doigts se crispant dans ma chemise. Elle s'agrippait à moi comme à une bouée et je resserrais un peu plus les bras autour d'elle ne disant rien, la laissant aller au bout de se qu'elle avait à sortir. Finalement elle dénoua ses doigts dans le tissu de ma chemise et elle se recula s'excusant pour me remercier en dernier. Je lui fis un petit sourire gentil laissant glisser mes mains sur elle. Elle me dit qu'elle voulait se reposer et de repasser plus tard. Je la regardai s'éloigner en fronçant les sourcils et m'avançant à sa chambre je m'assurai qu'elle était bien installé pour lui mettre un verre d'eau et remonter la couverture sur elle avant de redescendre pour finir mon quart.

La soirée se déroula quand même bien malgré les regard interrogateurs du personnel sur moi. Allant de "Elle va bien, elle se repose." On en avait fait parler des gens! Certains ne croyaient pas qu'on se "draguaient" d'autre était près à jurer sur leur vie que si. Quand nous avons entendu les ragots que nous couchions ensembles d'un regard nous nous étions mis d'accord pour ne pas démentir la rumeur et même de l'amplifier, prenant même un temps de dingue à descendre quand j'allais lui parler en haut. Même qu'un jour j'avais rattacher ma ceinture en descendant faisant tomber des mâchoires de surprise. Mais Azra n'était qu'une très bonne amie et ma patronne en plus alors... "Don't fuck with th payroll" était ma devise. Chelsy se débrouillait comme une pro, les clients l'aimaient, les employés aussi et je dois dire que le barman gardait un oeil sur elle. La soirée finissant je laissai chacun s'occuper des tâches pendant que je finissais de remplir les frigos. J'accrochais Chelsy lui disant que nous devrions reporter notre fin de soirée que je voulais m'assurer que Azra allait bien. Donc une fois tout le monde partie, le tout rangé je montai à l'étage bière en main et mis une pizza au four. J'allais réveiller doucement la brunette attendant que son regard soit moins endormi.

- Il y a une pizza au four, des bières sur la table et le tout n'attend que toi. tu en penses quoi?
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