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 Quand la lionne rencontre le chat de ruelle (Roméo Osborne)

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MessageSujet: Quand la lionne rencontre le chat de ruelle (Roméo Osborne)   Jeu 14 Sep - 17:12

Mes amies et moi on c'était organisé un souper entre filles depuis des semaines et après avoir demandé à ma voisine de palier de garder mon petit amour et m'assurer qu'il ai son pyjama, son toutou préféré, sa doudou et autre trucs qu'il jugeait nécessaire j'allai me préparer simplement d'un pantalon bleu marin, et d'un chemisier blanc et d'un veston rehaussant les couleur de mon pantalon. Je me coiffai simplement en faisant ressortir mes boucle naturelles. Comme le resto n'était pas trop loin je décidai d'y aller à pied. La soirée se déroula super bien! On mangea comme des cochonnes et on s'amusait comme des gamines! Rire, plaisir et surtout parler de nos enfants et de ce rendre compte combien nos vies étaient semblables finalement. On s'informa de nos vies professionnelles comment on tentait de joindre le tout sans devenir dingues. Finalement une fois notre soirée terminée on sortie du resto et une amie offrit de me reconduire mais je déclinais l'offre lui disant que je ne restais pas loin. Des bises et des salutations plus tard, me voilà en marche vers chez-moi. En passant près d'un jeune homme qui tendait la main je lui mit quelques pièces dans la main en souriant et reprit ma marche.

Je marchai lentement la nuit était quand même agréable. L'air salin qui emplissait l'air, les passant qui se baladait simplement un peu comme moi finalement. Au détour d'une ruelle je fus happé une main sur la bouche et entraîner dans une ruelle mal famée et ce malgré mes coups de pieds en tentant de lui planter un talon dans le pied ou mes mains qui tentaient de dégager ses mains pour hurler à l'aide. Mais j'étais petite et relativement légère pour un homme bien bâti.

Je savais que c'était mal barré pour moi qui était minuscule, mais néanmoins féroce. Il fallait que je réussisse à me dégager d'ici, ou du moins hurler que j'avais besoin d'aide.



- AU SECOURS!

- Tu la ferme ma jolie

- Va te faire foutre! AU SECOURS!


Il fallait vraiment que je me sorte d'ici et je savais bien que ma petite taille et mon poids plume ne servirait à rien. Je tentais bien de me défendre comme une lionne malgré les rires mauvais de l'homme. Pourquoi mes stupides frères ne m'avait pas appris à me battre au lieu de se lancer dans la bagarre eux-même? Au moins j'aurais pu faire quelque chose!
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MessageSujet: Re: Quand la lionne rencontre le chat de ruelle (Roméo Osborne)   Sam 16 Sep - 15:12



Quand la lionne rencontre le chat de ruelle

« On cherche le bien sans le trouver, on trouve le mal sans le chercher. »


Roméo & Samara

Il avait passé la journée dans le rue, à chercher l'inspiration, à prendre quelques photos dans le quartier de Design District pour pouvoir dessiner quelques paysages lorsqu'il rentrerait en tentant de les vendre. Il avait trouvé un travail pendant deux semaines, de quoi renflouer un peu les caisses mais rien de bien fou. Le loyer était tombé et il lui restait à peine de quoi manger. Il n'en pouvait plus de vivre comme ça.

Il avait retrouvé de vieilles connaissances, assis dans l'une de ses ruelles sombres typique des films clichés. Un moment, ils lui avaient proposés quelque chose de fort pour lui faire tout oublier. Il avait hésité longuement mais avait finalement décliné. Il ne pouvait pas ressombrer après plus de 4 ans sans toucher à cette foutue drogue qui avait gâché la plus grande partie de sa vie. Assis sur les pavés, caché derrière un contener, fumant doucement la cigarette qu'il tenait entre ses lèvres. Il ne fumait que très peu habituellement, pas assez d'argent pour payer les paquets de tabac, il taxait quelques bâton orange et blanc quand il en avait l'occasion. Il ferma un instant les yeux, basculant la tête en arrière pour souffler l'épaisse fumée qui le tenait à la gorge. Il réfléchit longuement, soudain de l'agitation se fit entendre. Les hommes qui parlaient autour de lui et auxquels il répondait vaguement n'était plus tous auprès de lui. Il entendit hurler un homme et une femme. Il roula des yeux. Qu'est ce qu'ils avaient encore inventés ? Il se releva et s'avança dans la rue, tirant son long manteau contre lui. Il n'aimait pas la violence, il n'aimait vraiment pas, il en avait beaucoup trop vue. Exaspéré, se tenant le front alors qu'un mal de crâne lancinant le dévorait :
- Vic' lâche là ..

Mais il n'en fit rien l'agresseur se contenta de lui répondre :
- Rom' dégage, te mêle pas de ça. T'as besoin de fric non ? C'est l'occasion. Alors casse toi.

Le brun hésita presque un instant, mais voyant le visage en détresse de la blonde, il insista, une dernière fois, les mains couvertes en grande partie par des mitaines de cuirs sortirent des poches de sa longue veste, encore dans l'ombre il avança d'un pas et grogna presque :
- J'ai pas besoin d'argent sale. Lâche là.

- C'est ça t'es un mec honnête maintenant. Deux fois plus de raisons de te casser et de pas te mêler de mes affaires.


Roméo et son instabilité émotionnelle naturelle ne supportèrent pas plus longtemps le petit numéro violent du lascar qu'il avait un jour considéré comme son ami. Il remonta tranquillement ses manches et dès lors qu'il lui tourna le dos, le faucha par l'arrière avant de le sonner d'un coup de poing et de l'attraper par la gorge. Pas de violences inutiles, il ne cherchait qu'à monopoliser les points vitaux qui faisait prendre conscience à l'autre que la partie était finie. Roméo n'était pas violent, ou du moins pas de son plein gré. Calculateur à souhait, il savait exactement quand et comment réagir. Il avait l'impression d'avoir vécu cette situation des milliers de fois. Il lança ce regard dément, ce sourire carnassier qui faisait si peur à voir, qu'il avait travaillé pendant les longs mois de sa cure alors qu'il se faisait passé pour fou pour ne plus retrouver la dure réalité de la vie, il dit peut être bien trop fort :
- Tu sais que je suis capable de refermer ma main, donc c'est toi qui va dégager.

La réputation de la prison et de la drogue le précédait. Les scandales qui avaient éclatés en Floride à son sujet avait touché une infime partie de la population. Un mannequin de 18 ans qui s'écroulait sur le podium d'un festival hyper médiatisé, rongé par une overdose de narcotiques, ça ne passait pas inaperçu. Et malheureusement aux yeux de ses employeurs non plus lorsqu'il le reconnaissait du moins.

Il laissa filer l'homme qui lui lança un regard mauvais et lui jura de se venger. Roméo pensa un instant à retourner s'asseoir, mais presque curieusement il se retourna, reprenant un visage bien plus calme, effaçant les lueurs étranges qui courraient parfois dans ses yeux :
- Une jolie biche ne devrait pas se jeter ainsi dans la gueule du loup. On ne t'a jamais appris qu'il ne fallait pas passer dans les ruelles sombres quand le soir tombe ?

Il tira une dernière fois sur la cigarette qu'il n'avait toujours pas lâché et qui subsistait dans sa main gauche avant de l'écraser sous sa semelle. Il savoura le goût du tabac auquel il ne retoucherait surement pas avant longtemps :
- Il t'a pas fait mal ?
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MessageSujet: Re: Quand la lionne rencontre le chat de ruelle (Roméo Osborne)   Sam 16 Sep - 18:30

Je me débattais comme une diablesse dans l'eau bénite l'injuriant autant en français qu'en espagnol. Je tentais de le mordre, le griffer. Je sentais ses pattes sale sur moi pendant que je m’époumonais à appeler au secours. Putin mais il y avait plein de gens il y a même pas deux secondes! Ce fut une voix qui stoppa l'homme et moi qui remontais un regard apeuré il allait pas foutre le camp? D'argent? Si c'est juste du fric je lui donnerai mon porte-feuille! De nouveau je sentis ses pattes sale sur moi et je me débattis comme je pu. Non mais s'il pensait qu'il allait m'avoir comme ça! Mais voilà l'homme fut maîtrisé par... enfin mon sauveur. Pendant que je me reculai refermant mon veston fichu sur moi. Comme si se geste pouvait me protéger de... de quoi en fait? Les parole du brun me fit ouvrir les yeux de surprise. J'allais lui dire de ne pas faire ça, oui bien sinon c'était lui qui serait dans le pétrin mais son regard, le sourire qu'il avait ne me fit pas bouger. Et il laissa aller l'homme qui jura de se venger.

Je poussai un soupir de soulagement mes bras serrés sur moi comme une ultime protection. Le jeune homme remonta son regard bleu vers moi en me disant... une biche? Et il croyait quoi? Que je me baladait dans les ruelles? Je fronçai des sourcils en l'entendant. Non mais...

- Je me suis fait traîner dans cette ruelle nuance...

Je poussai un petit soupir en lui faisant un sourire rassurant. Ok j'avais mal réagit mais j'avais les nerfs à vifs et disons-le sous le choc. Je sentais les tremblement reprendre possession de mon corps et l'envie de pleurer en osant pas imaginer ce qui serait passer s'il ne serait pas arrivé.

- Je suis désolé. Non il ne m'a pas... enfin pas trop mal. Merci au fait je suis... je suis reconnaissante. Oh attendez...

Je ramassai mon porte-monnaie et l'ouvrit de mes mains tremblantes tentant de défaire la fermeture éclair. Je pris quelques billets restant et lui tendis les mains tremblantes, le regard suppliant et des larmes se pointant dans mes prunelles. Non j'allais pas me mettre à pleurer ici merde! Je pinçai des lèvres en tentant de reprendre sur moi et gardai la main tendue vers lui.

- Il y a tout au plus cinquante dollars. Je sais que c'est peu compte tenu de se que tu as fait mais...

Je sentais mes nerfs me lâcher et mais je refusais de me laisser aller. Un café m'aiderait non? Et lui? Il voulait peut-être.. manger? Boire? Je m'appuyai au mur fermant les yeux une seconde les billets toujours en main. Je lui devait bien ça et plus s'il le fallait il n'avait qu'à demander.
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MessageSujet: Re: Quand la lionne rencontre le chat de ruelle (Roméo Osborne)   Dim 17 Sep - 12:59



 Quand la lionne rencontre le chat de ruelle
 
« On cherche le bien sans le trouver, on trouve le mal sans le chercher. »
 

Roméo & Samara

Elle s'était battu bien plus comme une lionne que comme une biche, faire crier Vic n'était pas une mince affaire. Il relevait l'effort. Il ne répondit pas à sa première affirmation et la vit sortir son porte feuille d'une main tremblante, il ouvrit grand les yeux, face au billet d'une somme si importante, il ne put s'empêcher d'avoir des étoiles dans les yeux. Comment diable pouvait on avoir sur soi tant d'argent d'un coup.

Une part de lui même hurlait de refuser et pourtant il se saisit du billet tendu avec générosité pour un acte qu'il avait commis et pas par pitié. Il le fourra dans sa poche et gratifia :
- Merci beaucoup. Tu m'évites de dormir dehors.

Il tira de sa poche un petit carnet, et nota avec soin l'information.
- Ton prénom ?

Dès qu'elle lui eut répondu, il inscrivit le prénom de la jolie blonde, ainsi que la somme d'argent que ce qu'il lui devait. :
- Je te les rendrais.. Un jour. J'espère.

Il hésita un instant et reprit :
- Je vais te raccompagner. Ça t'évitera de rencontrer d'autres individus mal intentionnés.

Elle n'avait à vrai dire pas vraiment le choix, il lui devait bien ça.
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MessageSujet: Re: Quand la lionne rencontre le chat de ruelle (Roméo Osborne)   Dim 17 Sep - 14:37

J'avais bien tenté de me défaire des liens de cet... homme si on pouvait appeler ça ainsi. En fait non ce n'était pas un homme. Un homme digne de ce nom ne traîne pas une fille dans une ruelle pour enfin... s'amuser avec elle et lui faire du mal ce n'était qu'un ramassis de pourriture. Mais bon je devais quand même la vie à ce jeune homme pour l'avoir fait fuir. Mon veston fichu et quelques bouton de mon chemisier arracher je n'avais pas je mal si ce n'est que mon ego... et probablement une bosse à la tête demain sinon ça allait. J'avais resserré mon veston et mes bras autour de moi pour tenter de calmer les tremblements qui faisaient rage dans mon corps. Les mains tremblante je fouillai mon porte-feuille trouver quelques billets pour le remercier. La main tremblante, la voix chevrotante je le priais de prendre les billets comme simple gratitude.

Quand il prit les billet sa phrase me fit froncer les sourcils. Il dormait dehors? Ah merde si j'avais plus je lui donnerais mais c'est tout ce que j'avais. Je me redressai du mur et lui fit un sourire que je tentais rassurant.

- Alors ça sera ça au moins

Quand il sortit un calepin de sa poche je fronçai les sourcils et demeurait muette quand il me demanda mon nom. Pourquoi il voulait savoir mon nom?

- Euh.. Sam.. Samara Cubana.

Quand il finit de noter il rangea son calepin dans son manteau en me disant qu'il allait me les rendre un jour, peut-être. Je m'avançai lentement vers lui et posai ma main sur son bras, même si elle tremblait. Moins mais elle tremblait un peu quand même.

- Pas besoin de me les rendre. Ça va je te dois beaucoup et tu en as plus besoin que moi.

Quand il m'offrit de me raccompagner je hochai la tête lentement avec un petit sourire et sortit de cette ruelle sombre en resserrant mon veston sur moi le jeune homme à mes côtés. Je l'observai du coin de l'oeil et je dois dire qu'il avait cet air de dur sur ses traits et ses cheveux noirs qui semblait prêts à lui tomber dans le visage mais... c'était ses yeux bleus contraste avec son air un peu sombre qui captivait.

- Alors euh... quel nom dois-je donner à mon sauveur?
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MessageSujet: Re: Quand la lionne rencontre le chat de ruelle (Roméo Osborne)   Lun 18 Sep - 19:38



 Quand la lionne rencontre le chat de ruelle
 
« On cherche le bien sans le trouver, on trouve le mal sans le chercher. »
 

Roméo & Samara

Elle tremblait comme une feuille, cachée derrière sa veste. La peur ? Ou la fraicheur de ce début de soirée ? Si il avait été la personne sensible qu'il avait été jadis, il lui aurait sourit, l'aurait prit dans ses bras comme l'enfant adorable qu'il avait pu être. Mais il n'en était plus rien. Oscillant constamment entre le bien et le mal, c’était le mal qui l'emportait en ce moment. Mais au vu de l'instabilité de son caractère, il ne pouvait même plus vraiment prévoir comment il allait lui même réagir. Trop d'impulsivité surement. Il était complètement perdu. Un homme brisé, un gamin paumé qui n'a jamais eu de véritable enfance. Tout était simplement trop dur à assumer. Il ne se comprenait plus lui même. Ce soir serait peut être le soir qui le ferai basculer du bon côté ? Au moins pour un instant ?

Il nota le prénom à la drôle de consonances, hispanique peut être ? Il sourit franchement, tentant de faire ressortir le gentil côté caché :
- Merci beaucoup. Vraiment.

Il se mit en marche, traversant le dédale de ruelle en prenant soin qu'elle reste toujours près de lui. Il répondit par la même occasion à sa question :
- Roméo. Tragique et romantique. Belle définition non ?

Il s'amusait presque de lui même. Ils croisèrent en chemin quelques tierces personnes au sourire malsains qu'il salua d'un signe de tête, en intimant à la blonde de rester près de lui avant de reprendre quand ils débouchèrent enfin dans une grande rue plus animée. Il gardait une proximité peut être exagérée mais il voulait à tout pris éviter une autre catastrophe. Il la sentait pourtant mal assurée. Normal après cette expérience. Il laissa glisser sa longue veste, de son dos pour lui offrir, sans lui demander réellement son avis :
- Tiens. Tu es toute tremblante et il ne fait pas très chaud.

Il continua à marcher tranquillement, il connaissait la ville par coeur, mais si il ne savait pas où aller il n'irait pas bien loin. Il la laissa emmener la danse pour lui montrer où elle vivait alors qu'il s'improvisait garde du corps.

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MessageSujet: Re: Quand la lionne rencontre le chat de ruelle (Roméo Osborne)   Mar 19 Sep - 15:32

J'avais donné mon nom à ce jeune homme un peu surprise mais quand il me dit que c'était pour me rembourser je lui dis que ça irais qu'il en avait besoin que moi. Et au fond il avait fait ce geste qui valait plus que les cinquante dollars que je lui donnais. Je refusais ma tête de penser à ce qui serait arrivé s'il n'était pas arrivé. Je lui fis un sourire poli quand il me remercia. Il sembla hésiter avant de me dire qu'il allait me raccompagner. Je ne me le fit pas dire deux fois sortant de cette ruelle les bras croisés sur moi.

Donc en sortant de cette ruelle et une brève observation du coin de l'oeil nous marchions lentement un eu perdu dans nos pensées et je vis bien que malgré tout il veillait à se que je reste à ses côtés. Finalement je lui demandai son nom. Oui bien l'appeler "Monsieur" ou "Sauveur" me semblait peu approprié et je fis un léger sourire en l'entendant finissant par prendre une grande inspiration.

- J'imagine que tu as dû en entendre des phrase de cette pièce. "Oh Roméo! Pourquoi es-tu Roméo. Renie ton nom et abdique ta patrie" entre autre.

Je lui jetai un coup d'oeil tentant de reprendre sur moi mes tremblements se calmant un peu mais sursautant au moindre bruits qui sonnait autour de moi. Quand je vis les tierces personnes au regard malveillant, je sentais mon coeur battre la chamade mais la voix du jeune homme me fit remonter le regard lui et instinctivement je me rapprochai de lui quand on sortit de cette ruelle pour aller sur une artère plus animés, loin de ses ruelles sombres. Je me sentais plus à l'aise ainsi entouré de gens... quoique c,est quand même entouré de gens que j'ai été traînée dans une ruelle... mais j'étais seule. Perdue dans mes pensées je sortis de mes pensées quand il me posa la veste sur les épaules. Je le remercia d'un sourire gentil.

- Romantique et tragique tu disais. Si tu n'es pas pressé on peu marcher un peu plus? Je veux pas te faire perdre ton temps mais... juste le temps que je me calme. Si te promener avec une biche ne dérange pas. dis-je sourire en coin

Je passai mes bras dans sa veste, trop grande pour moi mais le geste avait suffit pour que je me calme. Il sortait d'où? Il venait d'où? C'était quoi son histoire? J'étais curieuse mais je ne voulais pas non plus le bombarder de question.

- Alors Roméo, à part sauver des femmes tu fais quoi comme boulot... enfin si tu en as un.
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MessageSujet: Re: Quand la lionne rencontre le chat de ruelle (Roméo Osborne)   Mar 19 Sep - 16:33



 Quand la lionne rencontre le chat de ruelle
 
« On cherche le bien sans le trouver, on trouve le mal sans le chercher. »
 

Roméo & Samara

Il l'écouta déliter une tirade d'un film auxquels on lui avait fait référence bien des fois. Elle n'avait pas tort. Quitter son nom, il l'aurait bien voulu face au passé qui lui collait à la peau. Quoiqu'il avait été plus souvent qualifier de mannequin drogué que de Roméo Osborne dans les journaux et à la télévision. Abdiquer sa patrie, il l'avait fait depuis bien longtemps. Sa famille ne l'avait jamais reconnu et sa famille adoptive l'avait chassé à ses 15 ans. Regardant toujours droit devant lui, un sourire sarcastique trancha sur son visage :
- Renier et se faire renier.

Il radoucit le ton tout de même, elle n'y était pour rien dans son malheur, il n'avait pas à l'embêter avec ses problèmes mais plutôt à se conduire en gentleman et fut content de voir qu'elle acceptait la veste. L'allusion à la biche acheva de le rendre sage. Instabilité, bipolarité, encore et toujours. Il passait de la haine, aux larmes à la joie sans préavis. Il n'était pas un de ces grands méchants loup. Du moins pas tout le temps. Il était en quelques sortes une autre biche égarée. Ou un chevreuil ? Moins poétique. Mieux valait ne rien dire. Il reprit tout de même, heureux de parler avec quelqu'un qui lui semblait sain d'esprit, il lui rendit le sourire qu'il crut apercevoir :
-Avec grand plaisir.

Ils continuèrent un instant à marcher en silence jusqu'à ce qu'elle ne le brise. Une question qui aurait pu le fâcher et pourtant il gardait un ton étrangement léger :
- Je dessine. Mais c'est pas une source de revenus très stable pour l'instant. J'enchaîne les petits boulots mais vu mon profil, j'ai beau chercher, c'est toujours difficile de trouver dans le légal.

Son profil... Déscolarisé à quinze ans, inculte, pas de diplômes, un casier judiciaire et psy et une carrière de mannequin qui avait tourné au drame. Pas très attrayant non ? On ne croirait pas pourtant comme ça qu'il avait pu tourner comme ça lorsqu'on le voyait sourire et parler tranquillement. Il continua en s'amusant des mots de la jeunes femmes :
- Peut être que je devrais me reconvertir dans le sauveteur des rues.

Il reprit tranquillement :
- Et toi ? Surement quelque chose de plus constructif pour avoir des si gros billets sur toi ?

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MessageSujet: Re: Quand la lionne rencontre le chat de ruelle (Roméo Osborne)   Mer 20 Sep - 13:32

Après qu'il m'eut dit son nom je lui sortit une tirade de la célèbre pièce dite par une Juliette éperdue d'amour. Une magnifique pièce malgré le destin tragique des tourtereaux. Cependant sa petite phrase me fit froncer des sourcils. Moi qui était très proche de ma famille, mes frères ça me touchait toujours quand quelqu'un me disait qu'il errait dans ce vaste monde seul ne comptant que sur lui même. Je lui fit un petit sourire compatissant.

- Désolé de l'entendre.

Au fond je pourrais m'en foutre, me dire que ça ne regardait que lui mais j'étais une femme sensible et même s'il ne le disait pas ouvertement j'entendis son ton de voix sarcastique et au fond... ça le démangeait de se faire rejeter ainsi par... ben par je sais pas qui finalement je ne le connaissais pas. J'acceptai sa veste avec joie même si je n'avais pas si froid que ça mais le geste était très gentil de sa part. Bon j'avais l'air d'une petite fille dans cette veste trop grande pour moi mais juste de sentir la chaleur de sa veste suffit à calmer les émotions vives qui se calmaient lentement ainsi que les tremblements. Je lui proposai donc de marcher un peu avec moi le temps que je me calme reprenant ses mots un petit sourire sur les lèvres. Sourire qui s'élargit quand il accepta mon offre.

J'étais ainsi, souriante une petite boule d'énergie, sociable. Mais bon c'était un peu le lot en étant le "bébé" de famille. On voulait se faire remarquer avec deux frères trop protecteurs qui voulait protéger la vertu de leur soeur. J'étais un peu comme le soleil comme on m'avait déjà dit, Énergique, lumineuse et pleine de vie. Enfin je lui demandai ce qu'il faisait comme boulot et surtout s'il en avais un. Je plantai mon regard dans le sien quand il me dit qu'il dessinait. Bon la suite me fit froncé des sourcils légèrement. Vu son profil? Mais peut importe il dessinait et j'avais un profond respect pour les artiste tout genre confondu.

- Tu dessine? Oh si j'avais ce talent. Mais tu dessine quoi? Il y a tellement de... possibilité en dessin. Des toiles de paysage, des portraits j'ai même vu des artistes peignant sur les vitrines de leur commerces et c'était magnifique! dis-je soudainement excitée

Je réalisai à cet instant que je m'étais laisser emporté par ma passion de l'art. Chanteur, peintre, sculpteur tout ce qui touchait à l'art en fait. En étant prof de danse je pense que j'étais dans le bain pour apprécier ce qu'il faisait. Enfin je repris contenance en me raclant la gorge un peu.

- Désolé, je me suis laissée emportée. Mais... ton profil.. enfin tu m'en parle si tu veux, il a quoi? Je trouves nul que tu ne trouve pas de boulot.

Je baissai le regard un instant quand il s'amusa de ce que j'avais dit. Je remontai le regard vers lui un petit sourire en coin sur les lèvres. mon regard rivés dans le bleu de ses yeux.

- Je dois dire que vous y excellé cher Roméo.

Quand il me demanda ce que je faisais comme boulot, mon sourire s'élargie e des étoiles dans les yeux je fus ravie qu'il demande.

- Je suis professeur de danse et chorégraphe. J'ai mon studio un peu plus bas sur la rue. Puis... pour les billets... disons que j'ai travaillé fort pour avoir un peu de confort. J'en ai arrachée plus souvent qu'à mon tour. Mais présentement ça va bien et je suis très contente. J'offre divers cours de danse mais présentement la liste d'attente est tellement longue que je dois passer des profs en auditions. Alors si tu es un peu danseurs je te prends avec joie.

Je pris une inspiration me rendant compte une fois que je me laissais emporter encore une fois mais la danse avait toujours fait partie de ma vie et oui, c'était a passion, ma vie. M'enlever le goût de danser serait l'équivalent encore une fois de me couper un bras, enlever mon air.

- Désolé... je me suis laissé emporter encore une fois. Je deviens une vraie pie quand je parle de mon métier.
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MessageSujet: Re: Quand la lionne rencontre le chat de ruelle (Roméo Osborne)   Ven 22 Sep - 19:19



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Il en avait peut être déjà trop dit, il économisait pourtant ses mots sans pour autant éviter de renvoyer une mauvaise image de lui. Trop parler l'avait conduit là ou il était maintenant, mieux valait donc se taire. Pourtant il se décida à la rassurer. Manquerait plus que quelqu'un le prenne en pitié :
- C'est mieux ainsi ne t'en fais pas.

La jeune femme semblait se calmer peu à peu, les tremblement cessèrent doucement et elle retrouva un semblant de tranquillité. Pourtant étrangement, il n'avait pas plus que ça envie de mettre un terme à cette promenade. Enthousiaste elle aborda le thème dont il aurait pu parler à longueur de journée. Il se fit un peu moins froid dans son timbre de voix :
- Je fait beaucoup de portraits au crayon, des effets bloody aussi. Quelques paysages quand je m'improvisais photographe et que j'avais encore un appareil photo. Je sais faire un peu de tout, peinture, pastel, craies grasses. Mais le fusain et le crayon reste mes préférés. Le street art est pas mal non plus mais il apporte beaucoup de problème.


Il s'était emporté, comme à chaque fois qu'on le lançais sur ce sujet. Il aimait le dessin, véritablement, cette passion le prenait aux tripes, mais il fallait de l'argent pour en vivre et de l'argent il n'en avait plus, ou du moins plus pour l'instant. Il se rendit compte qu'il avait bien trop parler à son propre goût, il ferma la bouche pour stopper le flot de parole et remonta un peu ses épaules en baisant légèrement la tête. Il se renfermait à nouveau et il eut raison au vu de la prochaine question. Une nouvelle fois il changeait radicalement de comportement, il grommela au prix d'un formidable effort :
- J'ai quelques différents avec la justice... Et puis j'ai pas mon bac à cause d'une carrière de mannequinat écourtée à cause de...

Il s'interrompit lui même et coupa court à la discussion, la laissant surement sur sa faim et ne s'étendit pas plus sur le sujet, pas besoin qu'elle sache qu'il était allé en prison, qu'il avait un casier judiciaire ouvert, qu'il avait un toxicomane de première catégorie. En tout cas pas maintenant. Il sourit à peine à sa remarque, les yeux divaguants, ralentissant sans s'en rendre compte le pas alors que les vieux démons reprenaient le dessus. Il manqua la moitié de ce qu'elle lui dit par la suite mais en compris l'essentiel. Il répondit simplement :
- C'est gentil mais je n'ai jamais vraiment essayé de danser. Je sais défiler mais c'est à peu près tout. Et puis tu m'as déjà bien assez aidé ce soir.

Il avait encore du mal avec le fait que les gens puisse vouloir du bien sans rien attendre en retour. Il avait peur de la pitié. Roméo indiqua le billet dans sa poche et continua :
- Les gens passionnés par leur métier sont les plus respectables selon moi.

Il bifurqua dans une rue qui s'éloignait un peu de la circulation tout en restant assez peuplée pour ne pas en devenir effrayante. Il ne savait pas vraiment quand elle voudrait rentrer ni ou elle habitait, il tentait donc de ne pas trop s'éloigner du centre ville au cas ou celle ci voudrait rentrer chez elle.
- Si un jour le cœur t'en dis je te montrerai quelques dessins, et à l'occasion tu pourrais me montrer quelques pas de danses.

Il tentait d'être sociable, d'être sympathique, il avait la volonté de retomber dans le droit chemin, peut être serait-elle l'élément déclencheur ?


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